Invité de Charles Luylier et vous, Reda Belhaj, porte-parole du syndicat Police Un1té Île-de-France, a dénoncé des restrictions qui empêcheraient, selon lui, les forces de l'ordre d'utiliser pleinement leur matériel de défense lors des opérations de maintien de l'ordre.
Selon Reda Belhaj, les forces de l'ordre sont victimes de restrictions qui les empêchent d'assurer efficacement des opérations de maintien de l'ordre.
Pour le porte-parole du syndicat Police Un1té Île-de-France, le problème ne réside pas dans le manque d'équipements, mais dans les consignes données aux policiers. "On a le matériel de défense. Le problème, c'est qu'on nous laisse pas l'utiliser", a-t-il affirmé.
Il prend ainsi l'exemple des motards auxquels il serait interdit de porter un gilet tactique permettant d'avoir leur équipement à portée de main : "Ça évite aux collègues motards de descendre de leur moto pour prendre leur grenade."
"On ne peut rien faire"
Le syndicaliste évoque également des restrictions sur les moyens de dispersion. "Les collègues n'avaient pas le droit de prendre quatre grenades. On les rationnait à une grenade par collègue", a-t-il regretté. Face à des individus armés de mortiers d'artifice, il estime que les policiers sont insuffisamment protégés : "On a une matraque télescopique de défense. On ne peut rien faire."
Pour Reda Belhaj, cette situation s'explique par une crainte des autorités. "Je pense que l'administration, voire même l'État, a peur des dommages collatéraux qu'elle ne veut pas assumer", a-t-il conclu, s'interrogeant également sur les conditions d'utilisation des lanceurs de balles de défense.