Le président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle Bruno Retailleau était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il critique le choix des dates de la prochaine élection présidentielle, annoncé ce mardi.
Les dates sont désormais connues. La prochaine élection présidentielle aura lieu les 18 avril et 2 mai 2027. Des dates qui seront officialisées dans quelques heures lors du Conseil des ministres ce mercredi. Des dates qui font polémiques, alors que le second tour du scrutin aura lieu le lendemain du 1er mai, journée de la fête du travail et journée marquée par les défilés des syndicats.
Invité ce mercredi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle fustige cette décision. "Ce choix des dates n'est pas neutre", insiste-t-il face à Laurence Ferrari.
"Le choix du gouvernement a été le choix de la gauche"
"Je m'inscris contre ce choix car il y a une règle : la campagne prend fin le vendredi soir, avant chaque date de scrutin. Or, la vieille du second tour, ce sera le 1er mai. Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de positions, il n'y aura pas un écho politique. Il y a peut-être une stratégie du chaos" dans ce choix, poursuit le sénateur.
"On le voit bien, il y a peu de 1er mai qui se passe calement. il y a toujours une montée en pression et avec parfois des débordements. Vous imaginez la veille d'un second tour ? J'espère que ce ne sera pas un second tour avec les deux ailes radicales", confie l'ancien ministre de l'Intérieur.
"Une fois de plus, ce gouvernement a obtempéré, et le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche, parce que la gauche pense qu'un second tour après le 1er mai, ça l'avantagera. Mais je m'inscris en faux. Ce choix n'est pas un choix neutre, ça n'est pas normal sur le plan démocratique", conclut-il.