Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Coupe du monde 2026 : la Suède peut-elle faire vaciller les Bleus en 16es de finale ?

Un secteur pourrait mettre l'équipe de France en difficulté : le duo offensif formé par Alexander Isak et Viktor Gyökeres. [Claudio Bresciani / TT NYHETSBYRÅN / TT News Agency via AFP]

Invaincue depuis le début de la Coupe du monde, l'équipe de France retrouve la Suède en 16e de finale. Derrière une défense friable, les Scandinaves possèdent néanmoins des arguments offensifs capables de surprendre les Bleus. De quoi faut-il réellement se méfier ?

Les Bleus doivent-ils craindre les Suédois ? Ce mardi soir, à 23 heures, au MetLife Stadium de New-York, la France et la Suède s'affrontent en 16e de finale de la Coupe du monde. Si les hommes de Didier Deschamps ont confirmé leur statut de favoris depuis le début du tournoi, les Scandinaves ont, eux, montré quelques faiblesses. Après la phase de groupes, de quoi l'équipe de France doit-elle se méfier ?

Depuis le début de la compétition, l'armada offensive des Bleus, emmenée par Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et Michael Olise, impressionne. La France a remporté ses trois matches de groupe et aborde ces 16es de finale en pleine confiance, avec dix buts inscrits pour seulement deux encaissés.

Une défense friable

Face à la Suède, c'est bien cette force de frappe qui pourrait faire la différence. Car du côté des Scandinaves, la défense apparaît comme le principal point faible depuis le début du Mondial. Contre les Pays-Bas, l'arrière-garde suédoise, emmenée par son capitaine Victor Lindelöf, a encaissé cinq buts.

Et les choses ne devraient pas s'arranger face aux Bleus. Lors de leur dernier match contre le Japon (1-1), les hommes de Graham Potter ont perdu le défenseur central de l'Atalanta Bergame Isak Hien, victime d'une blessure aux ischio-jambiers et forfait pour le reste de la compétition.

À cette absence s'ajoute une incertitude au poste de gardien. Alors que le sélectionneur avait accordé sa confiance à Kristoffer Nordfeldt lors des barrages du Mondial puis durant les deux premiers matches de la Coupe du monde, la hiérarchie semble avoir évolué.

Face au Japon, Graham Potter a choisi de titulariser Jacob Widell Zetterström. Une décision qui laisse entrevoir certains doutes au sein de la sélection suédoise, dont les Bleus devront tenter de profiter.

Se méfier de l'attaque suédoise

En revanche, un secteur pourrait mettre l'équipe de France en difficulté : le duo offensif formé par Alexander Isak et Viktor Gyökeres. Les deux attaquants, qui évoluent respectivement à Liverpool et Arsenal, sont capables de mettre à mal la solidité défensive française.

Contre la Tunisie, cette association s'est révélée payante avec une large victoire (5-1), les deux joueurs inscrivant chacun un but. En revanche, face au Japon, leur complémentarité a semblé moins évidente. Alexander Isak et Viktor Gyökeres ont parfois donné l'impression de se gêner sur le terrain.

Pour Johanna Frändén, journaliste sportive au quotidien suédois Dagens Nyheter, les deux hommes "ont peu joué ensemble" avec la Suède, rapporte Le Parisien. "Ça va un peu mieux mais on attend que l'entente se crée vraiment. Isak joue plus bas, tandis que Gyökeres est clairement un 9. Ils n'ont pas d'ego de diva, ils essaient vraiment de combiner", juge-t-elle.

Selon elle, la Suède devra également exploiter ce qui constitue le principal point faible des Bleus : les couloirs défensifs. "Les attaquants peuvent créer de la confusion sur les côtés", estime la journaliste, qui pense notamment à Anthony Elanga, auteur de deux buts depuis le début de la compétition. L'attaquant de Newcastle a, selon elle, de quoi "poser des problèmes à Théo Hernandez".

Une sélection en reconstruction

Il ne faut pas non plus oublier que la sélection suédoise s'est qualifiée pour ce Mondial malgré une campagne d'éliminatoires très compliquée. La Suède n'avait récolté que deux points au terme des qualifications et a finalement décroché son billet grâce à la Ligue des nations et aux barrages. À titre de comparaison, l'Italie, qui avait terminé les éliminatoires avec 18 points, ne participe pas à cette Coupe du monde.

Les Suédois restent toutefois en pleine reconstruction. Graham Potter a pris les commandes de la sélection fin 2025, succédant à Jon Dahl Tomasson. Pour Johanna Frändén, "il n'a pas eu le temps de réparer tout ce qui avait été détruit".

Les Bleus affronteront donc une équipe encore en construction, mais en pleine progression. À eux de ne pas tomber dans le piège.