Louis, un jeune homme de 17 ans, a été lynché vendredi 19 juin avant de mourir des suites de ses blessures mardi. Ces derniers jours, la famille de Louis a décidé de sortir du silence. Des propos qui vont placer les "magistrats devant leurs responsabilités", selon Éric Revel.
Des faits qui ont choqué la France. Vendredi 19 juin, Louis, un jeune homme de 17 ans, a été lynché à mort par des jeunes qui avaient à peu près son âge. Cinq individus ont été interpellés, mis en examen mardi pour meurtre et placés en détention provisoire. La famille du jeune homme a décidé de sortir du silence.
C'est le cas de sa mère. Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, elle estime que ce n'est pas le "temps du deuil" mais plutôt celui "de la guerre". Elle ajoute qu'il est "hors de question qu'un autre cœur de maman ou de papa soit brisé comme le nôtre" et que si les agresseurs, dont certains sont mineurs, "ont tué comme des adultes", "ils doivent être jugés comme des adultes".
"L'ASE est censée protéger les enfants"
Dans Eliot Deval et vous, Éric Revel estime que cette déclaration de la mère de Louis va avoir des conséquences au sein du système judiciaire français : "Cette phrase va placer les magistrats devant leurs responsabilités. Aujourd'hui, ceux qui restent en vie prennent la parole. Avant, ça n'existait pas."
Quant à la prise de parole du père de Louis, Éric Revel estime qu'il a raison au sujet de l'aide sociale à l'enfance : "Il a raison, il faudra mener un combat. L'aide sociale à l'enfance (ASE) est sujette à interrogation, mais je pense que c'est une structure totalement à revoir. Il rappelle que l'ASE est censée protéger les enfants. Tout cela dysfonctionne. Onze milliards d'euros, et vous apprenez que des enfants sont jetés dans la prostitution, tués, agressés ou violentés."