Au total, Météo-France a placé 34 départements en vigilance orange canicule.
Sont concernés ainsi : l'Ain, l'Allier, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, l'Ardèche, la Corse-du-Sud, la Haute-Corse, la Côte-d'Or, le Doubs, la Drôme, l'Isère, le Jura, la Loire, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, le Puy-de-Dôme, le Rhône, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, la Savoie, la Haute-Savoie, Paris, la Seine-et-Marne, les Yvelines, le Var, les Vosges, le Territoire de Belfort, l'Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise.
La Pologne a battu son record historique de chaleur, avec des températures atteignant 40,5°C, selon l'institut météorologique IMGW.
C'est la ville de Slubice, dans l'ouest du pays, qui a enregistré cette température record.
L'organisme Météo-France a annoncé ce dimanche que plus aucun département français ne serait concerné par une vigilance rouge à partir de ce lundi 29 juin.
Toutefois, 39 départements restent en vigilance orange, dont 19 pour des orages.
La vigilance orange pour la canicule concernera 22 départements, notamment sur le bassin parisien, l'est et le sud-est de l'Hexagone, avec des températures minimales encore supérieures à 20°C sur le flanc est du pays et des maximales entre 34 et 37°C sur le Midi méditerranéen et la Corse, et 40°C dans le Var. Le risque d'orage restera élevé, en vigilance orange, sur un axe allant de l'Allier et du Cantal jusqu'au nord-est dans les Vosges et le Territoire de Belfort, selon le communiqué de Météo-France.
La République tchèque a enregistré dimanche un deuxième record de température en deux jours, avec une valeur de 41,1°C relevée à Doksany, au nord de Prague, a indiqué l'institut météorologique CHMI.
"C'est la première fois que nous avons jamais enregistré une température de 41 degrés dans notre réseau officiel de stations météorologiques. Les températures continuent d'augmenter, donc il ne s'agit pas encore du pic définitif", a ajouté le CHMI sur X.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé dimanche plus de 1.300 morts imputables à la canicule qui frappe l'Europe depuis le 21 juin.
"Plus de 1.300 décès supplémentaires ont été enregistrés depuis le 21 juin en lien avec les températures élevées en Europe", a déclaré sur X son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "À l'heure actuelle, 150 millions de personnes vivent sous une chaleur extrême, des centaines de personnes sont décédées, des écoles sont fermées et les réseaux électriques sont mis à rude épreuve", a-t-il ajouté.
Au moins 191 millions d'habitants en Europe, notamment en Allemagne, Pologne, Hongrie et en République tchèque, devraient encore connaître des températures supérieures à 35°C à un moment de la journée dimanche, selon les calculs de l'AFP, un chiffre en légère baisse par rapport à samedi.
Au total, les températures maximales devraient dépasser 30°C pour plus de 381 millions d'habitants en Europe (hors Turquie), contre plus de 400 millions la veille. Cette analyse, à partir des prévisions du service météorologique allemand et des projections de population en 2025 du Joint Research Center, rejoint les chiffres de l'ONG autrichienne Klimadashboard.
Samedi, le modèle météorologique calculé à 3H00 GMT avait prévu des températures supérieures à 35° pour au moins 193 millions de personnes.
La quasi-totalité de la Pologne, de la Hongrie et de la République tchèque devraient voir le thermomètre grimper au delà des 35°C dimanche, tout comme 42 millions de personnes dans une grande partie de l'Allemagne, notamment à Berlin. La Slovaquie, la Serbie, la Croatie, l'Italie, l'Autriche ainsi que l'ouest de l'Ukraine seront également concernés.
En France hexagonale, où la fin de la vigilance rouge est attendue dimanche soir, quelque 11 millions de personnes seront touchées.
Pour établir ces chiffres, l'AFP a utilisé une méthode proche de celle de Klimadashboard en croisant le modèle de prévisions météorologiques du Deutscher Wetterdienst (DWD), le service météorologique allemand, calculé à 03H00 GMT avec la densité de population. Les habitants d'une zone sont comptabilisés si le modèle prévoit, à un moment de la journée vendredi, des températures supérieures à 30 ou 35°C à cet endroit.
La ministre de la Santé Stéphanie Rist a estimé dimanche sur BFMTV que "même si la canicule est comparable d'un point de vue météorologique à celle de 2003, on ne sera pas probablement dans la même situation d'un point de vue sanitaire".
On n'aura "probablement pas la même surmortalité" que la canicule de 2003 qui avait causé 15.000 décès, a dit la ministre. Depuis mercredi, un millier de décès de plus que la normale ont déjà été recensés en France, a annoncé dimanche l'agence nationale de santé publique.
Les premières données commencent à remonter sur les décès liés à la canicule en train de s'achever en France, après plus de dix jours d'une ampleur exceptionnelle.
L'épisode est, sur le plan climatique, d'ores et déjà considéré comme plus intense que la canicule de 2003, à la fois emblématique par sa durée et ses conséquences dramatiques. 15.000 personnes étaient décédées en France, essentiellement âgées.
Mais "si la canicule est comparable d'un point de vue peut-être météorologique à celle de 2003, on ne sera pas probablement dans la même situation d'un point de vue sanitaire", a assuré Mme Rist.
"En 2003, nous n'avions pas la même connaissance médicale par rapport aux canicules", a-t-elle insisté. "Nous n'avions pas non plus l'organisation de l'État et l'organisation de nos EHPAD, par exemple."
"Nous voyons que le fait de faire de la prévention, d'avoir des pièces rafraîchies dans les EHPAD, probablement ne montrera pas la même surmortalité", a-t-elle poursuivi.
Le nord de la France, placé en vigilance orange aux orages dans la nuit de samedi à dimanche comme une large partie de la France, a été balayé par de violents orages qui ont fait plusieurs blessés, selon les préfectures des départements.
Dans le Nord, la préfecture a recensé 405 interventions liées aux orages, essentiellement pour des arbres tombés sur la voie publique et des inondations dans des habitations. Deux personnes ont été blessées, selon la préfecture qui n'avait pas de détail sur leur état de santé.
Dans l'Aisne, les orages, marqués par une forte activité électrique, ont été accompagnés de rafales de vent dépassant les 100 km/h, a indiqué la préfecture.
La foudre a provoqué plusieurs incendies, dont un à Laon où cinq personnes ont été légèrement blessées.
Les intempéries ont également entraîné d'importantes coupures d'électricité : jusqu'à 56.000 foyers ont été privés de courant, dont 28.000 l'étaient encore dimanche matin. De nombreuses chutes d'arbres ont par ailleurs été recensées sur les routes.
Au total, le Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) de l'Aisne a réalisé 118 interventions au cours de la nuit, principalement autour de Saint-Quentin, selon la préfecture.
La 30e édition du festival de musique Garorock à Marmande (Lot-et-Garonne) a été définitivement interrompue avec l'annulation de la dernière journée dimanche "en raison de la vigilance orages", ont annoncé la préfecture et l'organisation, qui avaient déjà annulé les concerts jeudi puis samedi.
"C'est avec une immense tristesse et une grande déception que nous vous annonçons l'annulation définitive de Garorock 2026", pour lequel 100.000 billets avaient été écoulés, ont écrit les organisateurs dans un communiqué.
"Malheureusement, la préfecture du Lot-et-Garonne, la ville de Marmande, en concertation avec le festival, ont dû prendre la décision d'annuler cette journée du dimanche 28 juin en raison de la vigilance orage", ont-il ajouté, promettant des remboursements aux festivaliers.
Le Lot-et-Garonne a été placé dimanche en vigilance jaune aux orages, selon Météo-France.
L'ex-Premier ministre Edouard Philippe affirme qu'il faut aller plus "vite" et "plus loin" en matière d'adaptation au réchauffement climatique, et propose une série de mesures allant d'un plan de climatisation à la reconquête des espaces de baignade, dans un message posté sur le réseau X.
La canicule que nous vivons n’est malheureusement qu’un avant goût de notre futur climatique. Nous ne découvrons pas le sujet : mon ami @ChristopheBechu, alors ministre de la transition ecologique, a sonné la mobilisation générale et lancé le plus grand plan d’adaptation public à… https://t.co/tVcLYC1PWR
— Edouard Philippe (@EPhilippe_LH) June 27, 2026
En matière d'adaptation au changement climatique, "nous n'allons pas assez vite et il nous faudra aller plus loin", dit-il, en tirant de premiers enseignements de la vague de chaleur d'une intensité exceptionnelle que vient de subir la France.
Le maire du Havre, qui est candidat à l'élection présidentielle, assure que ce sera l'une de ses priorités.
"Les Français ont besoin d'air. Il faut climatiser massivement les infrastructures qui accueillent des personnes fragiles, écoles, crèches, hôpitaux… nous avons pour cela un outil financier, le Fonds vert, qui doit être doublé et recentré sur l'adaptation et la climatisation des lieux publics", écrit-il.
La cheffe des Ecologistes Marine Tondelier a exigé dimanche que "toute la lumière" soit faite dans les prochaines semaines sur "le bilan humain très lourd" de la canicule, et estimé que "certains devront en tirer les conséquences" politiques.
"Depuis plus d'un demi-siècle, les écologistes alertent sur le réchauffement climatique et les nécessaires mesures d'atténuation et d'adaptation à mettre en œuvre. Depuis des années, nous démontrons l'impréparation totale de nos gouvernants à ce qui nous guette, et le danger que cela représente", a écrit la candidate à l'élection présidentielle de 2027 dans un long post sur le réseau X.
Des centaines de morts se cachent derrière cette carte tristement historique.
Probablement bien plus encore.
Il y a des pénuries de glace aux urgences pour traiter les hyperthermies.
Des soignant·es et des services de secours ont dû être rappelés en urgence et travailler dans… pic.twitter.com/mpw1HjSQFA— Marine Tondelier (@marinetondelier) June 28, 2026
Marine Tondelier affirme dans ce message que la diminution du Fonds vert destiné à financer l'adaptation au réchauffement climatique ou celle du dispositif MaPrimeRenov' ont été une "ineptie".
"Dans les jours qui viennent, notre pays va compter ses morts et (re)découvrir que l'inaction climatique, la solitude et la précarité tuent", a-t-elle ajouté.
Depuis mercredi, un millier de décès de plus que la normale ont déjà été recensés en France, a annoncé dimanche l'agence nationale de santé publique, alors que s'achève une canicule exceptionnelle par son intensité, prévenant que le bilan réel est voué à s'alourdir.
"Depuis le 24 juin, environ 1.000 décès supplémentaires -chiffres non consolidés- ont (...) été observés par rapport aux décès observés les mois précédents", un phénomène touchant principalement les plus de 65 ans, a annoncé Santé publique France, évoquant par ailleurs une hausse de 40% des seuls décès à domicile.
Une grande partie de l'Europe reste sous l'effet de cette vague de chaleur, phénomène intensifié par le changement climatique, principalement causé par la combustion des énergies fossiles. Des records absolus de température ont été atteints samedi en Allemagne, au Danemark et en Tchéquie.
Si la canicule "recule" en France, ses effets sanitaires "restent devant nous" pendant "plusieurs jours", ont prévenu samedi les services du Premier ministre Sébastien Lecornu.
Les cas de "déshydratations", "décompensations" de maladies chroniques et les "hospitalisations différées" vont rester à un niveau élevé pendant plusieurs jours, a averti Matignon.
L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a évoqué une activité des urgences "exceptionnellement élevée" depuis la fin de la semaine.
Samedi, les passages aux urgences ont été 36% plus élevés que lors d'une journée normale, avec un "nombre toujours élevé d'arrêts cardiaques".
En Moselle comme en Ile-de-France, le plan blanc d'urgence sanitaire a été déclenché, l'adjoint au maire de la capitale chargé de la Santé Antoine Alibert évoquant une "saturation exceptionnelle" des établissements parisiens.
La France retrouve dimanche des températures plus respirables après 11 jours de canicule historique et d'importants orages, mais l'effet à retardement de la chaleur sur les organismes maintient les hôpitaux sous forte tension et fait craindre une forte surmortalité.
La vigilance rouge ne concerne plus que le Haut et le Bas-Rhin, avec une levée prévue pour 22H00. Au pic de l'épisode, jeudi, 72 départements étaient au niveau d'alerte maximal.
Lundi, la moitié ouest du pays doit repasser en vigilance verte canicule, selon Météo-France. L'Ile-de-France, l'Alsace, dix départements de l'Est/Sud-Est et la Corse sont eux toujours annoncés en alerte orange.
"L'air le plus chaud va progressivement se décaler vers l'est du pays ; de l'air plus frais progresse par l'ouest et le nord-ouest", explique le prévisionniste dans son bulletin de 06H00.
Un soulagement pour les millions de Français éprouvés par ce long tunnel de nuits tropicales, durant lesquelles la température ne descend pas sous 20°C. "Quatre à cinq heures de sommeil alors qu'il me faut six à sept heures... On tire sur la corde", confie Nelly Koebel, 37 ans, dans le centre de Strasbourg.
La baisse des températures - qui pourront toutefois avoisiner voire dépasser les 30°C à Paris et à Marseille - s'est accompagnée samedi soir de forts orages sur plusieurs régions, avec de "très fortes rafales de vent", une "activité électrique marquée" et des chutes de "grêle moyenne à grosse", selon Météo-France.
Ces risques orageux perdureront au moins jusque dans la nuit.