Stéphanie Bonhomme, mère du jeune Elias, adolescent de 14 ans tué en janvier 2025 par de mineurs à Paris, était l'invitée de La Grande interview Europe 1-CNews. Au micro de Laurence Ferrari, elle estime que les enfants victimes de pédocriminels qui prennent le temps de parler "ne sont pas des victimes mais des super-héros".
L'affaire Lyhanna met en lumière l'ampleur des violences sexuelles envers les enfants en France. Dans le milieu familial ou scolaire, à l'image du scandale à Paris, la pédocriminalité reste un sujet majeur dans le débat public.
Invitée de la Grande interview Europe 1-CNews, la mère d'Elias, jeune adolescent de 14 ans tué par deux mineurs à Paris en 2025, Stéphanie Bonhomme, appelle néanmoins à ne plus parler de victimes.
"Malgré que l'on soit traumatisés, nous sommes-là"
"Je ne supporte plus le mot victime parce que finalement il est rabaissant et avilissant. Et en fait, ces enfants qui dénoncent de pédocriminalité, ces femmes qui dénoncent les violences conjugales, finalement, ce ne sont pas des victimes, ce sont des super-héros", estime-t-elle au micro d'Europe 1.
"Quand je regarde toute la famille d'Elias, quand je regarde ces enfants qui continuent à se lever le matin, à être à l'heure, à étudier, à travailler... Malgré que l'on soit traumatisés, nous sommes là. Nous continuons d'avancer. Et, certes, nous mettons un genou à terre, mais nous nous relevons. Et donc, le terme super-héros fait que, de la victime invisible, nous passons à un statut d'invincible et de visible", conclut-elle.