Alors que les températures resteront très élevées durant toute la semaine, le travail doit se poursuivre pour la plupart des salariés. Depuis l'an dernier, les périodes de forte chaleur sont devenues un risque professionnel à part entière.
La canicule frappe 90% de la population cette semaine, avec 49 départements en vigilance rouge et 40 autres en orange selon Météo France. Tandis que des centaines d'écoles ont fermé, les parents, eux, doivent continuer à travailler. Mais les employeurs ont également des devoirs envers leurs salariés.
Venir travailler plus tôt, faire plus de pauses, finir plus tard pour certains... Toutes ces possibilités seront autorisées si votre lieu de travail n'est pas climatisé. Des aménagements d'horaires et même des arrêts d'activité sont bien sûr mis en place pour ceux qui travaillent en extérieur.
La climatisation comme juge de paix
C'est la question que tout le monde se pose : ai-je le droit de venir en short ou en bermuda au travail ? Tout dépend du règlement intérieur de l'entreprise. Mais là aussi, la présence d'une climatisation fera la différence.
"Dans les retours qui nous sont faits de la part de nos entreprises et de nos DRH, on note que lorsqu'il y a un code vestimentaire ou des standards attendus, si les locaux sont climatisés, il n'y a aucun changement", analyse Anthony Contat de l'Association nationale des DRH. "En revanche, l'exception vaut dans les autres entreprises où l'on permet des tenues légères quand les locaux ne sont pas adaptés", poursuit-il.
Les fortes chaleurs sont devenues un risque professionnel reconnu
Pour rappel, depuis le 1er juillet 2025, les fortes chaleurs sont un risque professionnel à part entière. Et le nouveau décret impose des évolutions très précises selon le niveau de vigilance, jaune ou orange, indiqué par Météo France. Les entreprises peuvent accorder plus de télétravail pendant une canicule, tout en s'assurant que le domicile du salarié le permette dans de bonnes conditions.
Enfin, existe-t-il une température à partir de laquelle on ne peut plus travailler ? Officiellement non, rien n'est précisé dans le Code du travail. Toutefois, les entreprises elles-mêmes peuvent fixer un seuil.
La norme de référence établie par l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS) indique un danger réel pour les salariés au-delà de 28°C pour un travail physique, 30°C pour un travail sédentaire et 33°C pour toutes les activités.