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Top 14 : Montpellier s'impose contre le Stade français et rejoint Toulouse en finale

Dans une atmosphère étouffante, les deux équipes ont livré une rencontre intense et disputée. [© AFP]

Montpellier a remporté samedi soir la seconde demi-finale du Top 14 face au Stade français et jouera le titre contre Toulouse, samedi prochain. Les Montpelliérains l'ont emporté 25 à 15.

Quatre ans après son sacre de 2022, Montpellier s'offre un nouveau voyage au Stade de France. Les Héraultais ont validé leur billet pour la finale du Top 14 en venant à bout du Stade Français (25-15), samedi soir au Stade Vélodrome de Marseille.

Une semaine après avoir écrasé La Rochelle en barrage, le club parisien n'a pas réussi à reproduire la même performance face à une équipe montpelliéraine parfaitement préparée. Deuxième de la saison régulière, le MHR retrouvera désormais Toulouse, impressionnant vainqueur du Racing 92 (71-17) la veille.

Un combat fermé sous la chaleur marseillaise

Dans une atmosphère étouffante, les deux équipes ont livré une rencontre intense et disputée, davantage marquée par le combat que par les envolées offensives. La chaleur et un ballon particulièrement glissant ont limité les initiatives, obligeant les deux formations à privilégier l'efficacité et la discipline.

Montpellier a parfaitement répondu à cette exigence. À la pause, les hommes de Joan Caudullo menaient 16 à 15 après avoir fait preuve d'un réalisme remarquable. Plus disciplinés que leurs adversaires et très performants en touche, les Héraultais ont notamment perturbé les lancements franciliens à cinq reprises.

Cette domination dans les airs a permis au MHR de construire son unique essai de la soirée. Bien servi par Domingo Miotti, Tom Banks concluait une superbe action pour donner l'avantage aux siens.

Miotti de retour et précieux dans l'animation

Pour son retour à la compétition après un problème musculaire, Domingo Miotti a livré une prestation précieuse. L'ouvreur argentin s'est montré impeccable face aux perches et déterminant dans l'animation offensive, notamment sur l'essai de Banks.

L'essentiel des points montpelliérains est ensuite venu du jeu au pied. Après la sortie de Miotti, Léo Coly a pris le relais avec efficacité pour maintenir son équipe à distance. Défensivement, Montpellier a également répondu présent malgré un passage plus compliqué en première période.

Le Stade Français a frappé, puis s'est éteint

Pendant une dizaine de minutes, les Parisiens ont pourtant démontré pourquoi ils possédaient l'une des meilleures attaques du championnat.

Tawera Kerr-Barlow a d'abord trouvé l'ouverture après une belle combinaison collective pour inscrire le premier essai francilien. Quelques instants plus tard, Peniasi Dakuwaqa profitait d'un subtil coup de pied de Jeremy Ward pour aplatir à son tour.

Mais les nombreuses fautes commises par les hommes de Paul Gustard ont progressivement fait basculer la rencontre. Malgré les consignes transmises à la pause, les Franciliens ont continué à offrir des pénalités à leurs adversaires, permettant à Miotti puis Coly d'alimenter le tableau d'affichage.

La mêlée montpelliéraine a fait la différence

Le tournant du match s'est dessiné au retour des vestiaires. Après une première période équilibrée, le pack héraultais a pris l'ascendant dans le secteur de la mêlée.

Sous l'impulsion des entrants Enzo Forletta et Wilfrid Hounkpatin, Montpellier a multiplié les pénalités obtenues. Entre la 43e et la 77e minute, la première ligne parisienne a subi une pression constante, un scénario rare pour une équipe qui avait dominé ce secteur durant une grande partie de la saison.

L'absence du pilier géorgien Giorgi Melikidze, blessé lors du barrage contre La Rochelle, a sans doute pesé dans la balance.

Verhaeghe a empoisonné la conquête parisienne

Au-delà de la mêlée, Montpellier a également pris le dessus en touche. Florian Verhaeghe a livré une prestation de très haut niveau dans ce domaine, volant ou perturbant plusieurs lancements parisiens.

Cette supériorité en conquête a considérablement limité les possibilités offensives du Stade Français, privé de ballons de qualité pendant une grande partie de la rencontre.

Joan Caudullo avait pourtant identifié le danger avant le coup d'envoi. Le technicien montpelliérain souhaitait empêcher les Parisiens de trouver les solutions qui leur avaient permis de faire exploser La Rochelle une semaine plus tôt. Son plan a été exécuté à la perfection.

Une dernière alerte avant la délivrance

Le Stade Français a tout de même entretenu le suspense jusqu'au bout. À la 67e minute, une erreur d'Enzo Forletta a offert une opportunité inespérée aux Parisiens. Louis Carbonel a immédiatement prolongé au pied vers Joe Marchant, lancé vers l'en-but.

Mais Donovan Taofifenua a réalisé un retour salvateur pour empêcher l'essai qui aurait permis aux Soldats Roses de revenir à hauteur.

Cette action a symbolisé la soirée montpelliéraine : une défense de fer, une solidarité de tous les instants et une maîtrise collective qui ont fini par étouffer les ambitions parisiennes.

Réduits à zéro point en seconde période, les Franciliens ont finalement cédé face à une équipe du MHR supérieure dans les secteurs clés.

Toulouse, ultime obstacle vers le Brennus

Le capitaine Lenni Nouchi et ses partenaires ont donc rendez-vous avec leur histoire. Une semaine après avoir neutralisé le Stade Français, ils devront relever un défi d'une tout autre ampleur face à Toulouse.

Les Haut-Garonnais ont envoyé un message retentissant en demi-finale avec leur démonstration contre le Racing 92. Montpellier retrouvera ainsi la meilleure équipe de la saison régulière sur la route du Bouclier de Brennus.

Comme en 2011, Toulouse se dressera face au MHR en finale. Reste désormais à savoir si ce nouveau voyage au Stade de France se terminera, comme en 2022, par un titre de champion de France.