Les autorités anticipent un week-end chargé sur la voie publique. Entre les risques de débordement liés à la Coupe du monde et à la Fête de la Musique ce dimanche, policiers et gendarmes seront mobilisés en nombre et les renseignements aussi. Les services tentent de réinvestir le phénomène des violences urbaines.
C'est encore aujourd'hui le parent pauvre du renseignement français. Les violences urbaines issues des cités ont longtemps été considérées comme secondaires. Il faut dire que les services ont été largement accaparés par le terrorisme islamiste, le contre-espionnage ou encore les mouvements sociaux.
Le renseignement territorial entend mieux suivre ces individus
Mais aujourd'hui apparaît un nouveau phénomène : des jeunes de quartiers qui vont casser dans les centres-villes, en dehors de leurs zones d'habitation. Cela a commencé avec les émeutes après l'affaire Nahel.
Puis, le mode opératoire s'est confirmé il y a un mois après la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions. Le renseignement territorial entend mieux suivre ces individus, mieux identifier les meneurs. Selon les informations d'Europe 1, une expérimentation a été menée dans le Val-d'Oise il y a quelques semaines.
Une cinquantaine de profils à risque a été dénombrée. Désormais, les saisies de mortiers d'artifice ou encore les commerces pillés doivent faire l'objet de remontées d'informations. L'objectif étant de cartographier précisément les violences urbaines pour mieux les anticiper et entraver ses principaux acteurs.