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Un animateur du périscolaire parisien jugé pour harcèlement sexuel relaxé, une décision qui provoque la colère des parents des victimes

[Damien Meyer / AFP ]

Il était accusé de harcèlement sexuel sur neuf écolières et d'agression sexuelle sur trois d'entre elles. Le voilà finalement relaxé. Le procès de Nicolas G., animateur périscolaire parisien, s'est tenu le 5 mai dernier au tribunal de Paris. Le délibéré a été rendu ce mardi en présence des parents d'élèves qui ne cachent pas leur colère. 

Une mère, présente lors du délibéré, dénonce une indulgence coupable des tribunaux et des institutions en sortant du tribunal. Il y a un mois, le parquet avait requis contre Nicolas G. 18 mois de prison avec sursis probatoire et interdiction entre autres d'exercer une activité avec des mineurs lors de l'audience à huis clos.

"Mes clients sont surpris, sonnés et très en colère à la suite de ce délibéré"

Mais l'agent du périscolaire, âgé de 47 ans, repart libre aujourd'hui, s'étonne l'avocate de cinq des neuf familles, Me Julie Chalumeau : "Mes clients sont surpris, sonnés et très en colère à la suite de ce délibéré. Le président a reconnu le comportement inapproprié. C'est-à-dire que les agissements sont établis, ce n'est pas un sujet. Pour autant, on conclut à ce que l'infraction n'est pas constituée alors, qu'à mon sens, la définition d'un comportement inapproprié rentre tout à fait dans la définition du harcèlement sexuel, des agissements, des gestes ou comportements répétés à connotation sexuelle".

Selon l'accusation, Nicolas G. avait coutume de surnommer certains enfants "mon bébé d'amour", "mon trésor". "Je te ferai des bisous partout si je le pouvais", avait-il lancé à l'une d'entre elles. L'homme racontait des histoires de viol à la cantine et imposait à ses élèves de CM2 de longs câlins qui s'attardaient sur leurs poitrines, ce qui est constitutif d'une agression sexuelle, non retenue par le tribunal. 

L'agent municipal aurait dû faire l'objet de rappels à l'ordre et d'une formation, considèrent les magistrats. En face, les familles espèrent que le parquet de Paris fera appel de cette décision.