Dans un contexte de tensions autour du détroit d’Ormuz, Emmanuel Macron évoque le possible déploiement du porte-avions Charles de Gaulle après la conclusion d’un accord entre l’Iran et les États-Unis. Une présence avant tout dissuasive et destinée à sécuriser la navigation commerciale.
Une fois l’accord finalisé, le porte-avions Charles de Gaulle pourrait être déployé. C’est ce qu’a indiqué Emmanuel Macron ce lundi midi dans une interview accordée à TF1, en direct depuis le sommet du G7 à Évian.
Le groupe aéronaval mettrait deux à trois jours pour atteindre la zone. Sa présence dans le détroit d’Ormuz viserait avant tout à rassurer les armateurs et les assureurs. Dans tous les cas, il ne serait pas engagé en situation de combat.
La condition posée par Emmanuel Macron à toute intervention est l’existence d’un accord confirmé et définitif entre l’Iran et les États-Unis.
La présence de mines, principal risque
Le principal risque identifié reste la piraterie ou la présence de mines, en surface ou immergées. Or, le porte-avions n’est pas spécifiquement équipé pour les opérations de déminage. Cette présence aurait donc une portée essentiellement symbolique, traduisant une démonstration de puissance. Elle permettrait notamment aux assureurs des supertankers de valider le passage des navires dans le détroit.
En revanche, le cœur du travail opérationnel serait assuré par les chasseurs de mines, dont la France a déjà déployé deux unités dans la zone. Leur mission consiste à sécuriser un couloir de navigation dans le détroit d’Ormuz, afin de permettre aux navires commerciaux de circuler.
Contrairement aux États-Unis, qui ont en partie réduit leurs capacités dans ce domaine, la marine française conserve un savoir-faire ancien et régulièrement entretenu. Chaque année, elle neutralise encore plusieurs mines, parfois héritées de la Seconde Guerre mondiale.