Plus d’un demi-million de lycéens ont planché ce lundi sur l’épreuve de philosophie du bac. Entre citations de Nietzsche, dissertations et sujets de réflexion, les candidats du lycée Arago à Paris oscillent entre confiance et stress à la sortie de l’examen, avant les épreuves de spécialité.
Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? Avons-nous la maîtrise de nos paroles ? Ou un texte tiré de Humain, trop humain, de Nietzsche ? Voici les trois sujets proposés lors de l’épreuve de philosophie. Plus d’un demi-million de lycéens ont planché ce lundi matin sur cette première épreuve du bac. Pour l’occasion, Europe 1 s’est rendue devant le lycée Arago à Paris pour connaître le ressenti des candidats après cette épreuve.
"Je suis plutôt confiant pour l’avoir"
Il y a ceux qui sont sortis confiants, persuadés d’avoir réussi cette première épreuve. Comme Augustin, sorti deux heures avant la fin de l’examen mais sûr d’obtenir la moyenne. "Je suis plutôt confiant, j’avais bien fait mon brouillon, donc ça va. J’avais un texte sur Nietzsche, c’était sur le savoir, les connaissances", réagit-il.
Au micro d’Europe 1, il estime avoir "large" la moyenne. "Enfin j’espère, parce que tout au long de l’année, je ne l’avais pas. Mais là, je suis plutôt confiant pour l’avoir", juge-t-il.
"Je ne suis vraiment pas bien"
D’autres élèves sortent de la salle d’examen encore plus stressés qu’à l’entrée. Lina en tremble encore : elle a écrit pendant trois heures sur l’un des deux sujets de dissertation pour la voie générale. "Est-ce qu’on maîtrise nos paroles ? J’ai cité Descartes, Spinoza, Freud et Sartre. Je ne suis vraiment pas bien. Encore plus stressée que quand j’étais devant ma feuille", reconnaît-elle.
Les 230 élèves de ce lycée n’en ont pas fini avec les examens. Ils sont tous repartis réviser pour leurs épreuves de spécialité qui ont lieu demain et mercredi. Ils devront ensuite attendre les résultats, qui tomberont le 7 juillet.