À la veille du sommet du G7, Genève se prépare dans un climat de tension. Les chefs d'État arriveront depuis la capitale suisse, tandis que la ville renforce sa sécurité face à une manifestation anti-G7 prévue demain, qui inquiète fortement les commerçants du centre-ville.
Une ville qui se barricade. Dans plusieurs rues de Genève, les vitrines des grandes enseignes de luxe, des hôtels, des bâtiments publics et même de petits commerces ont été recouvertes de palissades en bois. Une mesure préventive destinée à limiter les risques de dégradations en marge du G7.
Les commerçants redoutent un scénario similaire à celui du sommet de 2003 à Évian, marqué par des violences et des pillages.
Des commerçants inquiets et sous pression
Dimitri, responsable adjoint d’une enseigne de vin, évoque une inquiétude persistante : "En 2003, il y avait eu des altercations, des vitrines cassées, des pillages. On est 20 ans plus tard, on estime qu’il peut se passer peut-être les mêmes choses, voire pire. On n’a pas envie d’avoir des milliers de francs de réparations."
Pour se protéger, les commerçants doivent investir. Environ 25 m² de panneaux de bois coûtent près de 4 000 francs suisses, une somme difficile à assumer pour certains petits établissements.
Un impact économique lourd redouté
Certains restaurateurs situés sur le parcours de la manifestation disent craindre des conséquences durables en cas de dégradations.
Ils expliquent notamment que la réparation d’une vitrine peut prendre plusieurs semaines, entre la fabrication et la pose, laissant un commerce partiellement ou totalement inutilisable pendant des mois.
Lors du G7 d’Évian en 2003, les dégâts avaient été estimés entre 5 et 6 millions de francs suisses. Un précédent qui alimente aujourd’hui les inquiétudes des habitants et des commerçants genevois à l’approche du nouveau sommet.