Invité de "Culture médias", Gilles Galloux revient sur les dernières révélations autour de l’affaire Dupont de Ligonnès et remet en cause les informations de Ouest-France sur le mystérieux profil "Epsilon". Explications.
Des "pseudo révélations" qui mènent sur des mauvaises pistes. Invité de l’émission Culture médias, le journaliste et auteur Gilles Galloux, spécialiste du dossier, est revenu sur les dernières spéculations entourant l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès. Dans son livre-enquête Xavier Dupont de Ligonnès, un flic au cœur de l’affaire, il affirme avoir travaillé de longue date sur certaines pistes numériques liées au suspect et critique vivement les informations de Ouest-France autour du mystérieux internaute surnommé "Epsilon".
L'enquête de Ouest-France vivement contestée
Selon lui, l'enquête publiée par le médias reliant ce profil à Dupont de Ligonnès ne repose sur aucun élément solide. Gilles Galloux rejette catégoriquement ces conclusions, estimant que les éléments avancés seraient erronés, voire infondés.
Au micro d’Europe 1, il a notamment affirmé que ce type de piste ressurgit régulièrement sans base nouvelle réelle : "C’est d’une grande n’importe quoi. Je n'y crois pas une seule seconde", a-t-il déclaré à propos de ces révélations, estimant que certains articles recyclent d’anciennes hypothèses déjà explorées.
Le journaliste assure également que le profil "Epsilon" ne présenterait aucun lien avec le fugitif recherché. Selon lui, aucune correspondance d’adresses IP ne permettrait d’établir un rapprochement crédible, et les données évoquées dans certaines enquêtes médiatiques seraient mal interprétées. "Epsilon n’a jamais utilisé une seule des adresses IP de Xavier Dupont de Ligonnès", a confié le spécialiste.
Il va plus loin en s’interrogeant sur la continuité de l’enquête policière elle-même, estimant que le renouvellement des équipes pourrait compliquer la compréhension globale du dossier : "Ça peut devenir un vrai problème s’il ne reste pas un seul policier de l’époque", a-t-il expliqué.
Pour Gilles Galloux, ces nouvelles pistes médiatiques sont erronées. Il parle de "pseudo-révélations" et considère que certaines conclusions publiées dans la presse sont "bidon". "Je ne sais pas d'où sortent leurs infos de Ouest-France, mais c'est impossible qu'ils aient vérifié ces informations avant de publier leur article, je vous le garantis", a-t-il fini par affirmer.