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Violences après le sacre du PSG : Bruno Retailleau dénonce des «comportements de barbares»

[© Europe 1]

Invité de "La France en face", Bruno Retailleau, ex-ministre de l'Intérieur, est revenu lundi sur les incidents du week-end dans la capitale, suite à la victoire du PSG en Ligue des champions. Pour ce dernier, la justice des mineurs n'est plus adaptée à l'intensité de la violence qui sévit dernièrement.

Un "comportement de barbares". Après un week-end ayant vu plus de 800 interpellations à travers le pays, suite à la victoire du PSG en Ligue des champions, Bruno Retailleau a dénoncé les agissements de nombreux jeunes, au micro de Laurence Ferrari et Pierre de Vilno.

Deux alternatives pour réformer

L'ancien ministre de l'Intérieur, en poste lors des heurts de l'an dernier, a regretté que beaucoup de ces délinquants n'aient pas fait "le moindre jour de prison". "Quand on touche un uniforme, pour moi, c'est clair, c'est la case prison, tout de suite. Tant que vous aurez cette justice qui ne sera pas suffisamment ferme, vous armerez des délinquants, notamment des mineurs", juge ce dernier. 

Bruno Retailleau estime également que "la justice des mineurs en France n'est plus du tout adaptée à la violence" actuelle, et propose plusieurs alternatives, comme celles de supprimer la loi Belloubet ou même les juges d'application de peines. 

Ensuite, Bruno Retailleau veut faire payer les dégâts aux casseurs et non à l'Etat en instaurant "la responsabilité financière solidaire, mais aussi pouvoir les identifier grâce à la reconnaissance faciale", aujourd'hui interdite.

Enfin, selon l'ancien ministre de l'Intérieur, il faut régler le problème à la source, c'est-à-dire l'immigration. "Même si je dois choquer, je fais le lien plus généralement entre les désordres migratoires, ceux qui ne veulent pas s'assimiler ou s'intégrer. et les désordres sécuritaires", explique-t-il. A moins d'un an du premier tour de l'élection présidentielle, Bruno Retailleau lance un avertissement aux Français : "Ne pas répondre à cette nouvelle violence nous rend complices et coupables".