L'ambassade des États-Unis au Liban a déclaré lundi que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël, qui avait menacé plus tôt de frapper la banlieue sud de Beyrouth à la veille de négociations israélo-libanaises.
"Les autorités libanaises ont reçu la confirmation de l'acceptation par le Hezbollah de la proposition américaine prévoyant une cessation mutuelle des attaques", indique un communiqué de l'ambassade diffusé par le bureau de la présidence libanaise.
"Dans le cadre de l'arrangement proposé, les frappes israéliennes sur Dahiyeh (la banlieue sud de Beyrouth) cesseraient en échange de l'engagement du Hezbollah à s'abstenir de lancer des attaques contre Israël, le cadre du cessez-le-feu devant être élargi pour couvrir l'ensemble du territoire libanais".
Donald Trump a assuré lundi que Benjamin Netanyahu s'était engagé, lors d'une entretien téléphonique, à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, alors qu'Israël a menacé d'attaquer la banlieue sud de la capitale libanaise.
Le président américain a aussi affirmé sur son réseau Truth Social avoir eu un "très bon" échange avec le Hezbollah via des intermédiaires, en ajoutant que la formation pro-iranienne allait "cesser totalement le feu." "Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a écrit le président américain.
Le président français Emmanuel Macron a salué lundi les "efforts déterminés" de son homologue américain Donald Trump pour parvenir "rapidement" à un accord de sortie de guerre avec l'Iran et réitéré que la coalition maritime mise en place par Paris et Londres serait "prête" à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz "dès qu'il sera conclu".
Lors d'un entretien téléphonique dimanche soir, "j'ai salué les efforts déterminés qu'il mène pour parvenir rapidement à un accord entre les États-Unis et l'Iran, qui constitue une opportunité unique de construire un nouveau cadre de sécurité associant l'ensemble des acteurs concernés, afin de permettre une stabilisation durable de la région", a écrit le président français sur X.
"J'ai indiqué que nous étions prêts à soutenir pleinement ces efforts et à prendre toute notre part dans leur mise en oeuvre. C'est le sens de la mission internationale que nous avons construite avec les Britanniques et nos partenaires, prête à être déployée dès qu'un accord sera conclu afin de contribuer à la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz", a-t-il ajouté.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire.
La localisation de cette base n'a pas été précisée dans le communiqué des Gardiens diffusé par les médias d'État. L'armée du Koweït avait annoncé peu avant faire face à une attaque de drones et missiles.
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.
"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.
Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des États-Unis sur son territoire.
Les États-Unis ont annoncé dimanche avoir mené des frappes pendant le week-end dans le sud de l'Iran, ciblant des systèmes de radar et contrôle de drones, en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre les deux pays.
Cette vague de frappes américaines, la troisième en un peu plus d'une semaine, a visé la ville de Goruk et l'île de Qeshm près du détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
Ces opérations ont été menées "samedi et dimanche en réponse à des actions agressives de l'Iran, dont la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales", a ajouté la même source, au moment où les négociations patinent entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre engagée le 28 février.