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Guerre au Moyen-Orient : les marchés rebondissent sur l’espoir d’un accord entre l’Iran et les États-Unis

Le CAC 40 progresse de plus de 1,5 % à la mi-journée, comme les autres places européennes. [MUSTAFA YALCIN / ANADOLU / Anadolu via AFP]

Les avancées diplomatiques entre l’Iran et les États-Unis redonnent de l’espoir aux marchés financiers. Portées par la perspective d’un cessez-le-feu prolongé et d’une réouverture du détroit d’Ormuz, les Bourses européennes repartent à la hausse tandis que les cours du pétrole reculent nettement.

Au Moyen-Orient, c'est toujours le flou qui domine. Pour mettre fin durablement à la guerre, l'Iran a fait état de progrès ce lundi dans les négociations avec les États-Unis, mais a écarté l'espoir d'un accord imminent. La Bourse, de son côté, réagit au quart de tour. Ce week-end, la révélation d'un protocole d'accord pour un cessez-le-feu prolongé, doublée d'une réouverture du détroit d'Ormuz, a eu l'effet attendu sur les marchés.

Comme à chaque fois que la perspective d'une résolution du conflit apparaît, le cours du baril de pétrole Brent chute et les indices boursiers rebondissent.

"On anticipe la possibilité d'un accord"

Le cours du baril évolue autour de 95 dollars, en baisse de 5 % par rapport à la clôture de vendredi. Et les marchés rebondissent. Le CAC 40 progresse de plus de 1,5 % à la mi-journée, comme les autres places européennes.

Malgré trois mois de guerre et des espoirs de paix sans cesse douchés, les marchés restent optimistes, explique John Plassard, analyste chez Cité Gestion."On anticipe la possibilité d'un accord. Le marché continue à parier sur une inflation transitoire qui ne sera pas dramatique pour les marchés financiers", précise le spécialiste.

Les marchés font mieux que résister

Depuis le début du conflit, les économies européennes sont plombées par le choc pétrolier. La Commission européenne vient d'abaisser sa prévision de croissance annuelle à 1 %, et l'inflation devrait remonter à 3 %. À l'inverse, les marchés font mieux que résister.

Les indices américains ont nettement progressé depuis le début du conflit. Le STOXX Europe 600, qui réunit les principales Bourses européennes, enregistre une hausse de 1 à 2 %. Petit bémol : le CAC 40 est un peu à la traîne, avec une baisse de 1 à 2 % par rapport à son sommet du 27 février, à la veille de la guerre.