Le retour du beau temps et des fortes chaleurs ravivent l'inquiétude des autorités marseillaises autour des plongeons sauvages. Une pratique courante dans la cité phocéenne, qui n'est pas sans risques pour les jeunes qui la pratiquent. Déjà, une personnes a perdu la vie cette année suite à un plongeon raté.
Avec le retour des beaux jours et des fortes chaleurs, les comportements à risque se multiplient à Marseille. Ici, les jeunes de la cité phocéenne s'amuse a plonger dans la méditerranée depuis la corniche Kennedy ou dans les Calanques. Des comportements dangereux qui ont delà fait un mort et un blessé grave avant même le début de la haute saison.
Un phénomène ancien, déjà immortalisé dans un documentaire, mais que les autorités n'ont jamais réussi à juguler. Cette année, le maire Benoit Payan a pris tout le monde de court, en proposant l'installation de plongeoirs qui seraient également encadrés par les services municipaux.
"C'est un sport extrêmement dangereux"
Car les risques sont réels. Il y a deux ans après un saut raté, le plongeur professionnel Fabio Arnold, alias By Extorsion, sur Instagram, a frôlé l'amputation.
"La pratique est dangereuse. Je me suis sorti avec une polyfracture tibia gauche, une perte de substance osseuse de 6 cm et une fracture à l'orbite. C'est un sport extrêmement dangereux. C'est un impact à des 80 km heure quand on dépasse la barre des 30 mètres de haut. Il ne faut pas rigoler avec ça", insiste-t-il.
Lui s'entraîne intensément au quotidien, mais beaucoup s'élancent inconsciemment sur les hauteurs de la corniche. "De mes propres yeux, j'avais déjà vu un jeune se faire très mal ici. Avec ses amis, ils se sont entrainer dans une surenchère. Et l'un d'entre eux est tombé sur le rocher. Résultat : bras fracturé et trauma crânien", poursuit-il.
Une mairie déconnectée ?
Impossible de juguler ces plongeons, pourtant interdits. Les amendes et les rappels à la loi n'y font rien. Alors la mairie réfléchit à installer des plongeoirs sur tout le littoral dans les années à venir, provoquant la stupéfaction pour Eddy Sid porte parole du syndicat de police Unité.
"Au lieu de prendre des décisions courageuses, eh ben non, les personnes qui prennent ces décisions d'accompagner ces actes périlleux devront rendre des comptes effectivement aux familles des victimes qui se retourneront contre eux sûrement à un moment opportun", estime-t-il.
Pour le syndicaliste, il faudrait au contraire renforcer les patrouilles, voire grillager les zones à risque.