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Fraude aux finances publiques : les escrocs braquent l’État, incapable de sécuriser la redistribution de l’impôt prélevé 

Bâtiment de l'office national anti-fraude (image d'illustration). [Mohamad Salaheldin Abdelg Alsaye / ANADOLU / Anadolu via AFP]

L'Office national anti-fraude, l'ONAF, rattaché à Bercy, compte 300 enquêteurs qui traquent les escrocs d'envergure. Une jeune institution, née en 2024, mais qui a obtenu en deux ans des résultats impressionnants : plus d'un milliard d'euros ont été saisis, ce qui en fait sans doute l'un des services les plus rentables de la République.

Il n'y a pas une seule aide de l'État qui ne fasse pas l'objet de tentatives de prédation : compte personnel de formation, certificats d'économie d'énergie, prestations sociales de la CAF ou de l'assurance maladie

Un braquage sans arme ni violence

Toutes les aides publiques, sans exception, sont détournées par des escrocs devenus, grâce à l'intelligence artificielle, experts dans la fraude documentaire. Ils créent de faux bilans comptables, de faux arrêts maladie ou encore de fausses identités. 

Par exemple, ces escrocs montent de faux dossiers de handicap pour percevoir indûment les financements de fauteuils roulants. Cela fonctionne aussi avec les aides à l'achat de vélos électriques. Ils multiplient les demandes : à la région, au département, à la commune et ils encaissent des montants astronomiques. 

Chaque année, plusieurs centaines de millions d'euros détournés sont ainsi versés par les collectivités ou les organismes publics. Un braquage sans arme ni violence et qui ne repose que sur l'incapacité de l'État à sécuriser la redistribution de l'impôt prélevé. 

Les enquêteurs ont récemment démontré qu'une partie de cet argent perçu illégalement pouvait ensuite servir à financer le trafic de stupéfiants.