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«Le financement du cinéma n'a aucun équivalent dans le monde», défend ce spécialiste dans l'économie des médias

Philippe Bailly est spécialiste dans l’économie des médias et du numérique, président-fondateur du cabinet NPA Conseil [Xavier LEOTY / AFP]

Après la polémique autour d'une tribune signée par plus de 600 personnalités du cinéma appelant à boycotter Canal+, son président, Maxime Saada, a critiqué "l'injustice" de cette initiative. Invité de l'émission "Christine Kelly et Praud", Philippe Bailly, président-fondateur de NPA Conseil, a rappelé que "le financement du cinéma n'a aucun équivalent dans le monde".

La polémique suscitée par la tribune "Zapper Bolloré" enfle. En effet, après l'appel lancé par les plus de 600 signataires à boycotter Canal+, le président de la chaîne, Maxime Saada, dit avoir "vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s’attachent à défendre l’indépendance de Canal+, dans toute la diversité de ses choix".

Canal+ finance le cinéma à hauteur de 20% de son chiffre d'affaires

Invité de l'émission Christine Kelly et vous, Philippe Bailly, président-fondateur de NPA Conseil et spécialisé dans l'économie des médias, est intervenu pour rappeler l'importance de Canal+ dans le système de financement du cinéma français.

"Il y a une obligation, pour ceux qui passent et qui diffusent du cinéma, de consacrer une partie de leur chiffre d'affaires à financer le cinéma. Cela va de 3 à 4% du chiffre de l'affaire pour les chaînes en clair, les chaînes privées ou publiques gratuites. Et jusqu'à près de 20% pour Canal+ ou pour les plateformes de streaming", a-t-il expliqué.

Selon lui, ce système donne de meilleures garanties et une plus grande diversité à la production cinématographique. Il ajoute : "Tout ça est très organisé et permet, in fine, que le financement du cinéma soit nourri d'une manière qui n'a pas d'équivalent dans le monde."