L'Italie, la Grèce, Chypre et Malte ont souligné samedi "la nécessité de prévenir toute possible crise migratoire similaire à celle de 2015" en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Dans un communiqué conjoint, l'Italie, la Grèce, Chypre et Malte ont souligné la "nécessité de prévenir" une nouvelle crise migratoire "similaire à celle de 2015". Ils envisagent notamment le renforcement de la coopération avec les pays d'origine et de transit, l'intensification de la lutte contre les trafiquants d'êtres humains et les passeurs de migrants, ainsi que la possible activation du Règlement de l'UE sur les situations de crise et de force majeure.
Travailler sur "les efforts visant à améliorer la sécurité dans la région"
Le Président de la République de Chypre et les chefs de gouvernement de la Grèce, de l'Italie et de Malte étaient réunis en Grèce pour un forum Europe-Pays du Golfe. Ils veulent plus largement continuer à travailler sur "les efforts visant à améliorer la sécurité dans la région", "l'aide et le soutien nécessaires" aux populations concernées".
Mais aussi, "la mise en œuvre rapide et complète du nouveau Pacte de l'UE sur la migration et l'asile", et "d'éventuelles initiatives uniformes et coordonnées" pour assurer la sécurité et le contrôle des frontières extérieures de l'Union européenne.
Les Premières ministres italienne Giorgia Meloni et danoise Mette Frederiksen avaient déjà appelé en mars à encore durcir les contrôles aux frontières, pour "ne pas prendre le risque de voir se reproduire les flux de réfugiés et de migrants vers l'UE".
Des centaines de milliers de réfugiés syriens fuyant la guerre étaient arrivés en Europe lors de la crise migratoire de 2015. 1,3 million de demandeurs d'asile avaient alors été recensés. Le ministre italien de l'Intérieur a invité ses homologues des trois autres pays à se réunir à Rome le 17 juin 2026.