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«Ni un réquisitoire, ni une tribune» : Netflix répond à Raymond Domenech après la diffusion de son documentaire sur le scandale de Knysna

Raymond Domenech au Parc des Princes le 6 septembre 2024 (illustration). [Matthieu Mirville / DPPI via AFP]

Le documentaire produit par Netflix, "Le Bus : les Bleus en grève", revient sur l’affaire Knysna lorsque l’équipe de France avait fait grève lors de la Coupe du monde 2010. Raymond Domenech a vivement critiqué le film et la production sur ses réseaux, s'estimant "trahi". Netflix a répondu à l'ancien sélectionneur.

La guerre est déclenchée entre Raymond Domenech et Netflix. Ce jeudi 14 mai, l'ancien entraîneur des Bleus s'est dit "meurtri et trahi" par le documentaire "Le bus, les Bleus en grève", mis en ligne mercredi sur Netflix et qui retrace le scandale de Knysna à la Coupe du monde de football 2010. Il qualifie le film de "réquisitoire extrêmement violent", "totalement à charge et d'une partialité nauséabonde", ajoutant que "ce qui se voulait être une thérapie est devenu une poubelle haineuse".

Accès au journal

Contacté par l'AFP, Netflix a répondu que le documentaire n'était ni un réquisitoire, ni une tribune, et qu'il avait été réalisé dans une logique de confrontation de récits. A travers les témoignages de Raymond Domenech et de trois joueurs, le capitaine Patrice Evra, William Gallas et Bacary Sagna, le film "Le Bus: Les Bleus en grève", fait revivre l'atmosphère irrespirable qui régnait au sein du groupe en Afrique du Sud. Une crise qui a connu son paroxysme quand les joueurs ont décidé de boycotter leur entraînement à Knysna, devant les caméras du monde entier.

Selon la production, Raymond Domenech a donné accès au journal qu'il tenait à l'époque et qui a inspiré un premier livre il y a des années, "Tout seul". Un document personnel "où il balançait toutes ses émotions, toutes ses frustrations", décrit un producteur, Yoan Zerbit.

Parmi des propos peu amènes pour certains joueurs, Raymond Domenech y confiait son désarroi. "Envie de disparaître loin de tout", "j'ai parfois des montées de haine envers ces abrutis", écrit-il notamment au moment de la défaite contre le Mexique (0-2).