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Un couple condamné en appel à du sursis pour avoir usurpé l'identité de Brigitte Macron

Brigitte Macron en Grèce, en avril 2026. [Ludovic MARIN / AFP]

Un couple a été condamné jeudi en appel à des peines de prison avec sursis pour avoir modifié frauduleusement des données fiscales concernant Brigitte Macron. Les faits remontent au printemps 2024 et avaient entraîné l’apparition d’informations falsifiées dans son espace personnel sur le site des impôts.

Un couple résidant en Haute-Corse qui avait modifié frauduleusement des données concernant Brigitte Macron en lui attribuant notamment un prénom masculin dans le système d'information de la Direction générale des finances publiques (DGFiP), a été condamné à de l'emprisonnement avec sursis jeudi par la cour d'appel de Paris.

À l'encontre de la décision en première instance

Les magistrats ont infirmé une première décision rendue en février 2025 par le tribunal correctionnel de Paris, qui avait prononcé la relaxe en estimant qu'"il n'y avait pas eu d'usurpation d'identité car il n'y avait pas eu de tentative d'accès à l'espace personnel de Mme Macron".

Au printemps 2024, le couple, Laurent A., 42 ans, et Juliette A., 48 ans, avait faussement indiqué dans leur déclaration d'impôts, à la rubrique "autres personnes invalides à charge", tous les membres du gouvernement, l'ensemble des parlementaires, le chef de l'Etat, le président ukrainien qualifié au passage de "nazi" et Mme Brigitte Macron sous l'identité "M. Trogneux Jean-Michel, dit Brigitte".

Cela avait entraîné une correction automatique de ce prénom dans le référentiel de la DGFiP, laquelle était apparue dans l'espace personnel de Mme Macron, ce dont sa secrétaire personnelle s'est rendue compte. Après cette découverte, Brigitte Macron avait déposé plainte en septembre 2024.

Trois et quatre mois d'emprisonnement avec sursis

La cour d'appel a condamné la femme à quatre mois d'emprisonnement avec sursis, et son compagnon à trois mois avec sursis. Les deux ont également été privés de leur droit de vote pendant deux ans.

Brigitte Macron est régulièrement la cible de cyberharcèlement sexiste. En janvier, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné une dizaine de personnes, certaines à de l'emprisonnement ferme, coupables d'avoir diffusé ou relayé insultes et rumeurs liées à son genre et à son écart d'âge avec le président français.

Parmi elles figuraient notamment l'écrivain Aurélien Poirson-Atlan, alias Zoé Sagan, une prétendue "médium", Amandine Roy, et le galeriste Bertrand Scholler. Le couple Macron a également lancé des procédures judiciaires aux Etats-Unis.

L'épouse du chef de l'Etat avait expliqué que la rumeur la présentant comme une femme transgenre avait eu "un très fort retentissement" sur son entourage et sur elle-même, rapportant que ses petits-enfants entendaient dire que "leur grand-mère est un homme".

"Moi, je me bats, à longueur de temps. Je veux aider les adolescents à se battre contre le harcèlement. Mais si je ne (...) montre pas l'exemple, ça va être difficile", avait-elle fait valoir lors d'un entretien sur TF1.