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Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions Charles-de-Gaulle franchit le canal de Suez, un message symbolique pour rassurer les armateurs

Le porte-avions Charles-de-Gaulle. [BERTRAND LANGLOIS / AFP]

Après 69 jours de conflit au Moyen-Orient, la France se dit prête à sécuriser le détroit d'Ormuz, tout comme une quarantaine d'autres pays non-belligérants. C'est en tout cas le signal que l'Élysée veut envoyer en rapprochant le porte-avions Charles-de-Gaulle des théâtres d'opérations.

C'est un signal fort envoyé par la dissuasion française. Ce mercredi 6 mai, le porte-avions Charles-de-Gaulle a traversé le canal de Suez. Les frégates, ravitailleurs et tous ses bâtiments militaires sont en route vers le sud de la mer Rouge. Un déploiement qui reste, pour l'heure, symbolique.

Une manière de raccourcir les délais d'intervention en cas de nécessité, concède l'Élysée. La France entend rester à distance des belligérants, assure ainsi un proche du Président. Mais elle veut proposer un plan opérationnel dans une posture dite défensive.

Un transporteur de CMA CGM attaqué mardi dans le détroit d'Ormuz

En clair, elle souhaite disposer une armada capable de sécuriser militairement la réouverture du détroit d'Ormuz. Objectif, rassurer les armateurs et les assureurs, et affiche des moyens militaires crédibles pour entraîner la quarantaine de pays intéressés et prêts à déployer cette mission de sécurisation.

Les travaux de planification de cette mission se mènent depuis Londres, en ce moment même.

Avant-hier, un porte-conteneurs de l'armateur CMA CGM, le "San Antonio", a été visé par des tirs dans le détroit. L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté la compagnie. Une attaque qui ne visait pas spécifiquement la France, a rassuré l'Élysée.