Une rave party rassemblant près de 20.000 personnes se déroule depuis vendredi à Cornusse, près de Bourges, sur un ancien terrain militaire jugé dangereux par la préfecture. Malgré les mises en garde liées à la présence possible de munitions non explosées, les festivaliers restent sur place et l’événement continue de s’étendre.
Une rave party est en cours depuis vendredi dans la petite commune de Cornusse, près de Bourges, où 20.000 festivaliers sont rassemblés sur un terrain militaire jugé très dangereux par la préfecture. Il s’agit d’un champ de tir où se trouvent peut-être des munitions non explosées, donc potentiellement à risque.
Pourtant, malgré les avertissements, les fêtards ne semblent pas prêts de quitter les lieux.
Un afflux constant aux abords de la commune
Ces festivaliers seraient même de plus en plus nombreux à affluer, selon Édith Raquin, la maire de Cornusse, qui observe un afflux constant aux abords de la commune.
"Les festivaliers nous ont dit ouvertement que le point d’orgue, c’était ce soir (samedi). Qu’il y aurait une prise de parole et que, derrière, ils organiseraient un feu d’artifice. La préfecture, elle, nous dit de ne pas nous attendre à ce que tout le monde parte demain soir, ce n’est pas possible", précise l’élue.
Selon elle, "il faut s’attendre à ce qu’il en reste quelques-uns lundi, puis peut-être encore mardi". Une présence qui impacte les agriculteurs locaux : "Les agriculteurs nous ont remonté des comportements de gens qui ne savent pas ce que sont les contraintes de l'agriculture et qui pensent que traverser un champ, traverser un pré, ce n'est pas très grave. Il se trouve qu'il y a des conséquences sur le cheptel, il se trouve qu'il y a des conséquences notamment s'il laisse des détritus dans les prairies qui peuvent être dramatiques pour les animaux", rappelle ainsi le préfet du Cher, Philippe Le Moing Surzur.
Une amende pouvant aller jusqu’à 1.500 euros
Une fête loin d’être terminée, donc, et des festivaliers qui ne semblent pas prêts à renoncer malgré l’interdiction de l’événement. La maire de Cornusse l’a d’ailleurs constaté en échangeant avec une participante en marge de l’événement vendredi.
"Cette jeune fille de Marseille m’a dit : 'dans mon budget de dépenses rave party, j’ai intégré le prix de la pénalisation que j’aurai à la sortie de votre site. Je sais que je serai pénalisée, je sais que j’aurai des amendes, mais c’est prévu, je l’ai inclus dans mon budget du week-end'", rapporte l’élue.
Un budget conséquent, puisqu’il s’agit tout de même d’une amende pouvant aller jusqu’à 1.500 euros pour les organisateurs de cet événement non déclaré.