Fin avril, Didier Lelievre, un homme de 62 ans atteint d'un cancer, a été déclaré mort au CHU de Rennes. Il va pourtant se réveiller deux jours plus tard. Il s'agit d'un cas rarissime, qui s'est produit seulement quelques dizaines de fois en 40 ans, appelé syndrome de Lazare.
Il est quasiment revenu d'entre les morts. Le 23 avril dernier, Didier Lelievre, un homme de 62 ans atteint d'un cancer se rend au CHU de Rennes pour sa dialyse. Le traitement de purification du sang se passe normalement, jusqu'à ce que l'homme soit victime d'un arrêt cardiaque, raconte Ouest-France. Pendant pas moins de 40 minutes, les médecins tentent de réanimer leur patient, en vain. L'heure du décès est prononcée, la famille est prévenue.
"J’ai eu beaucoup de chance"
Mais trois heures plus tard, le pouls est de nouveau perceptible. Branle bas de combat, les médecins placent Didier Lelievre dans un coma artificiel. Et à la surprise générale, il finit par se réveiller après avoir été extubé, deux jours plus tard. "C’est étonnant que je sois toujours en vie. J’ai eu beaucoup de chance", a déclaré le principal intéressé au journal local.
"On a jamais vu ça", souffle de son côté une infirmière du service réanimation.
Mais alors comment expliquer ce "miracle" ? Selon le docteur Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation médicale et toxicologique à l'hôpital Lariboisière Fernand-Widal (AP-HP) à Paris, il s'agit du syndrome de Lazare.
"Cette personne n'est jamais morte, à aucun moment"
"Dans les faits, cette personne n'est jamais morte, à aucun moment. Pendant cette période, la perfusion sanguine, notamment cérébrale, mais probablement aussi de l'ensemble des organes y compris du cœur, ne s'est jamais arrêtée. Elle était extrêmement faible, difficile à détecter, mais elle ne s'est jamais arrêtée", explique-t-il à TF1.
Le nom de ce syndrome est en réalité une référence biblique à Lazare de Béthanie : un homme mort depuis quatre jours et enseveli dans un sépulcre, qui sort pourtant vivant de la tombe sur l'ordre de Jésus.
Reste que ce phénomène est extrêmement rare puisqu'on en compte 76 au cours des 40 dernières années.