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«Comme un gros dimanche» : un boulanger parisien ouvre pour la première fois le 1er mai et mise sur une grosse journée

Pour la première fois, Kamel pourra ouvrir ses sept boulangeries parisiennes ce 1er mai. Une journée travaillée rendue possible par des salariés volontaires. [Henrique Campos / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Pour la première fois, Kamel pourra ouvrir ses sept boulangeries parisiennes ce 1er mai. Une journée travaillée rendue possible par des salariés volontaires.

Devant son comptoir garni de sandwichs, de pains au chocolat et de croissants dorés, Kamel affiche un large sourire. En ce 1er mai, les fourneaux de ses sept boulangeries parisiennes tourneront à plein régime. Une première pour ce commerçant, qui n’avait jusqu’ici jamais osé ouvrir ses établissements le jour de la Fête du travail. 

"C’est la première fois. Les années précédentes, on avait l’interdiction d’ouvrir, avec pas mal de contrôles. Je n’ai donc jamais tenté le diable et je n’ai jamais ouvert le 1er mai", explique-t-il au micro d’Europe 1. 

Si ses boulangeries peuvent accueillir des clients ce vendredi, c’est aussi grâce à ses salariés, tous volontaires pour travailler. Une organisation mise en place dès que l’ouverture est devenue possible. 

100% des employés étaient très contents

"Dès qu’on a eu la décision, on a demandé à tout le monde. 100% des employés étaient très contents d’avoir une journée payée double", raconte Kamel. Selon lui, le calendrier a aussi joué en faveur de cette décision. 

"Quand vous travaillez le jeudi, que vous êtes en repos le vendredi et que vous devez revenir le samedi, vous ne partez pas vraiment en week-end. Là, pour eux, plutôt que de rester à la maison, autant travailler ce jour-là", a ajouté Kamel. 

Pour le boulanger, cette journée supplémentaire représente aussi une opportunité économique importante. Avec les Parisiens restés dans la capitale et les promeneurs attendus dans les rues, il espère une forte affluence. 

"Je ne pense pas que tout le monde va partir de Paris. On devrait avoir un chiffre d’affaires conséquent, avec des gens qui vont profiter de la journée, sortir, prendre un petit-déjeuner, acheter leur pain ou leurs viennoiseries. Ce sera comme un gros dimanche pour nous", estime-t-il. Kamel table sur environ 7.000 euros de recettes par boulangerie pour ce 1er mai travaillé.