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Carburants : le gouvernement appelle TotalEnergies à redistribuer ses profits exceptionnels

Face à la flambée des prix du carburant, l’État cherche toujours des solutions. [@IanLangsdon/AFP ]

Face à la flambée des prix à la pompe, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a appelé TotalEnergies à redistribuer ses éventuels profits exceptionnels et promet de reverser aux Français les surplus de fiscalité.

Face à la flambée des prix du carburant, l’État cherche toujours des solutions. Emmanuel Macron a demandé à ses ministres de continuer à recevoir les représentants des filières en difficulté, afin de réfléchir à de nouvelles réponses contre la hausse des prix du carburant. 

Pour l’instant, le gouvernement s’en tient aux aides ciblées annoncées la semaine dernière par Sébastien Lecornu, notamment à destination des trois millions de travailleurs modestes considérés comme de "gros rouleurs". Mais l’exécutif appelle aussi TotalEnergies à prendre sa part. 

Face aux bénéfices du groupe pétrolier, en hausse de plus de 50% au premier trimestre, le gouvernement temporise. "Pas de Total bashing", a affirmé toutefois Sébastien Lecornu, qui se montre réservé sur une éventuelle hausse de la fiscalité. Le Premier ministre a appelé toutefois le géant pétrolier à redistribuer, d’une manière ou d’une autre, ses éventuels profits exceptionnels. 

"Chaque euro de fiscalité en plus prélevé sur les Français à la pompe sera reversé en aides"

"S’il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d’une redistribution qui pourrait être à due proportion ou pas exceptionnelle", a-t-il déclaré. L’option qui a la préférence du Premier ministre reste un blocage des prix à la pompe, comme TotalEnergies avait pu le faire au début de la crise. 

Un dispositif jugé moins lourd pour l’État, même si Sébastien Lecornu assure "ne rien s’interdire" pour encadrer ce qui pourrait être qualifié d’éventuels "superprofits". Dans le même temps, l’exécutif veut tordre le cou à la rumeur selon laquelle le gouvernement s’enrichirait sur le dos de la crise. 

"Chaque euro de fiscalité en plus prélevé sur les Français à la pompe sera reversé en aides", promet le Premier ministre. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l’État a encaissé 170 millions d’euros de surplus grâce à la hausse des prix du carburant.