Les Gardiens de la révolution iraniens n'ont "pas leur place" au Canada, a déclaré Ottawa mercredi, après que des dirigeants de la Fédération iranienne de football ont annulé leur participation au congrès de la Fifa invoquant des "insultes" de la police de l'immigration canadienne. Selon des médias iraniens, le président et le secrétaire général de la fédération ont quitté le Canada en raison du comportement insultant de la police de l'immigration à leur arrivée à l'aéroport de Toronto. Ottawa a déclaré ne pas pouvoir commenter sur des cas particuliers, mais a ajouté: "Les responsables des Gardiens de la révolution ne sont pas acceptés au Canada".
La tension du marché pétrolier s'est encore accentuée mercredi avec la perspective d'un blocage qui s'éternise dans le détroit d'Ormuz, repoussant les cours aux niveaux auxquels ils évoluaient au début du conflit au Moyen-Orient. Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, a bondi de 6,96% à 106,88 dollars. Le Brent de la mer du Nord, pour livraison le même mois, a grimpé de 6,09% à 118,03 dollars. Un peu plus tôt dans la séance, il a avancé jusqu'à 119,76 dollars, le plus haut prix observé durant les deux mois de crise au Moyen-Orient. Il a même atteint un record depuis mi-2022, lorsque l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe avait provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz.
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a menacé mercredi depuis le sud du Liban de frapper le Hezbollah "au delà de la ligne jaune", qui délimite une zone contrôlée par ses troupes dans la zone frontalière, selon un communiqué militaire.
"Toute menace où qu'elle soit, contre nos communautés ou nos forces, même au-delà de la ligne jaune et du nord du fleuve Litani, sera éliminée", a-t-il déclaré lors de cette visite aux troupes israéliennes dans ce qu'Israël désigne comme une "zone de sécurité" mise en place au sud du Liban.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale pour le pétrole, a bondi mercredi au-delà de 119 dollars, atteignant un niveau plus vu depuis 2022 et les premiers mois de guerre en Ukraine.
La crainte d'un blocus prolongé du crucial détroit d'Ormuz faisait grimper le Brent de 7,58% vers 17H15 GMT, à 119,69 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, prenait 7,60% à 107,52 dollars.
Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu par téléphone avec son homologue américain Donald Trump, a déclaré à la presse mercredi le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov, précisant que les deux dirigeants avaient principalement évoqué la guerre au Moyen-Orient.
"Les présidents ont accordé une attention particulière à la situation en Iran et dans le golfe Persique", a indiqué Iouri Ouchakov.
"Vladimir Poutine considère que la décision de Donald Trump de prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran est la bonne, car elle devrait donner une chance aux négociations et, globalement, contribuer à stabiliser la situation", a-t-il ajouté.
Le Pentagone évalue le coût de la guerre en Iran jusqu'à présent à 25 milliards de dollars, a déclaré son responsable financier au cours d'une audition parlementaire mercredi, aux côtés du ministre de la Défense Pete Hegseth.
"Nous dépensons environ 25 milliards de dollars dans l'opération Fureur épique. La plupart en munitions", a évalué Jules Hurst, un ordre de grandeur réutilisé plus tard par Pete Hegseth au cours de cette audition, sa première depuis le début de la guerre fin février.
Donald Trump a évoqué la possibilité d'un blocus contre l'Iran se prolongeant "pendant plusieurs mois" pendant une réunion mardi avec des dirigeants du secteur pétrolier, a indiqué mercredi un haut responsable de la Maison Blanche.
Les participants à cette réunion, qui a eu lieu mardi et qui a été révélée d'abord par le site Axios, ont évoqué "les mesures prises par le président Trump pour soulager les marchés internationaux du pétrole et les mesures que nous pourrions prendre pour poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire et minimiser son impact sur les consommateurs américains", selon une déclaration transmise à l'AFP.
Les cours du pétrole sont en forte hausse mercredi, le marché misant désormais sur un blocage prolongé du détroit d'Ormuz, un sentiment renforcé par des informations du Wall Street Journal.
Vers 13H35 GMT (15H35 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, prenait 5,16% à 117 dollars, son plus haut niveau depuis que le fragile cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran est en place. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 4,85% à 104,78 dollars.
Durant le compte-rendu du Conseil des ministres ce mercredi 29 avril, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a déclaré que le président de la République, Emmanuel Macron, a demandé aux ministres de "continuer à recevoir les professions concernées par la hausse du prix de l'énergie, et spécifiquement par la hausse du prix des carburants, ministère par ministère".
L'objectif est ainsi d'"apporter et construire avec eux d'éventuelles nouvelles réponses d'appui à la trésorerie d'une part, réponses ciblées d'autre part pour anticiper les semaines à venir (...) dans un contexte géopolitique hautement incertain" a-t-elle également précisé.
Une nouvelle frappe israélienne sur le sud du Liban a tué un soldat et son frère, a indiqué mercredi l'armée libanaise, les hostilités entre Israël et le Hezbollah se poursuivant malgré la trêve.
"Un soldat et son frère ont été tués dans une frappe israélienne qui les a visés" dans une localité du secteur de Bint Jbeil, "alors qu'ils rentraient chez eux en moto depuis le poste du militaire", selon un communiqué.
La monnaie nationale iranienne a atteint mercredi, en plein blocus américain des ports du pays, un plus bas face au dollar depuis l'avènement de la République islamique en 1979, selon plusieurs sites de suivi des changes.
Un dollar s'échangeait vers 11h30 (heure française), selon le taux informel au marché noir, contre environ 1,80 million de rials, tandis qu'un euro valait 2,10 millions de rials, d'après les sites de référence Bonbast et AlanChand.
Il y a deux mois, avant le déclenchement de la guerre par les Etats-Unis et Israël, le taux était d'environ 1,70 million de rials pour un dollar et de 2 millions de rials pour un euro.
Un total de 21 personnes ont été exécutées et plus de 4.000 arrêtées en Iran pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale depuis le début du conflit au Moyen-Orient, a annoncé mercredi le Haut-Commissariat des droits de l'homme de l'ONU.
Depuis le début des attaques conjointes israélo-américaines dévastatrices contre l'Iran fin février, "au moins neuf personnes ont été exécutées en lien avec les manifestations de janvier 2026, dix pour appartenance présumée à des groupes d'opposition et deux pour espionnage", a annoncé l'agence onusienne dans un communiqué.
Le Haut-Commissariat a précisé qu'au cours de la même période, plus de 4.000 personnes avaient été arrêtées "pour des accusations liées à la sécurité nationale". "De nombreux détenus ont été victimes de disparitions forcées, de torture ou d'autres formes de traitements cruels, inhumains et dégradants, notamment des aveux extorqués – parfois télévisés – et des simulacres d'exécution", a ajouté l'organe onusien.
Les Iraniens "ont intérêt à devenir intelligents, et vite!", a menacé Donald Trump mercredi sur son réseau Truth social, alors que les discussions entre Washington et Téhéran sont complètement bloquées depuis plusieurs jours. "L'Iran n'arrive pas à se ressaisir. Ils ne savent pas comment conclure un accord" sur le nucléaire, a-t-il ajouté.
President Trump posts on Truth Social: Iran can’t get their act together. They don’t know how to sign a nonnuclear deal.
They better get smart soon! President DJT pic.twitter.com/tFEwmalvrD— Donald J Trump Posts TruthSocial (@TruthTrumpPost) April 29, 2026
Dans le même message est publié un photo-montage du président en lunettes de soleil, costume et cravate noire, portant un fusil d'assaut au milieu d'un décor de guerre, avec ce commentaire : "FINI DE JOUER LES GENTILS!".
Les efforts visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient semblaient toujours au point mort mercredi. Les Etats-Unis affichent leur scepticisme sur une nouvelle proposition de Téhéran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé.
Le géant français des hydrocarbures TotalEnergies a publié mercredi un bénéfice net en très forte augmentation au premier trimestre, porté par "la hausse des prix" du pétrole et du gaz ainsi que par ses activités de négoce, qui ont profité de la volatilité des cours dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
Le bénéfice net trimestriel du groupe s'affiche à 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d'euros), en hausse de 51% sur un an, une performance qui souligne sa "capacité à capturer la hausse des prix", a indiqué TotalEnergies dans un communiqué.
Sa production de gaz et de pétrole, en hausse de 4% au premier trimestre, lui a permis de compenser ses pertes dans la région du Golfe, équivalentes à 15% de son activité pétrogazière mondiale, grâce entre autres aux démarrages et à la montée en puissance de nouveaux projets au Brésil et en Libye, lui permettant de valoriser ces barils très rentables à des prix élevés.
Ses résultats sont également portés "par une hausse de la production" de gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par bateau, de 12%, et "des activités de négoce", les traders de TotalEnergies ayant "tiré parti de la volatilité des marchés", selon le groupe.
Le groupe pétrolier français TotalEnergies a annoncé le redémarrage partiel, mi-avril, de la raffinerie Satorp en Arabie saoudite, mise à l'arrêt après des frappes qui ont endommagé une partie de l'installation située à Jubail (est), au bord du Golfe.
"Après les événements du 8 avril qui ont affecté trois unités du site de Satorp et provoqué son arrêt par mesure de sécurité, les unités non endommagées ont pu être redémarrées et la raffinerie fonctionne à une capacité de 230.000 b/j (barils par jour) depuis le 14 avril", a indiqué le géant pétrogazier à propos de cette installation codétenue par la compagnie nationale saoudienne Aramco (62,5%) et TotalEnergies (37,5%).
Situé dans le désert saoudien et mis en service en 2014, ce site dispose d'une capacité de raffinage de 460.000 barils de pétrole brut par jour et produit environ 22 millions de tonnes par an de produits raffinés, selon TotalEnergies. Le 8 avril, "l'un des deux trains" de traitement de la raffinerie avait été touché par les frappes, mais "aucune victime" n'était "à déplorer", avait précisé TotalEnergies lors de l'annonce de la mise à l'arrêt du site, le 10 avril.
Le ministère saoudien de l'Énergie avait alors fait état de "multiples attaques" menées par l'Iran, lesquelles avaient touché les semaines précédentes "d'importantes installations énergétiques du Royaume". L'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole brut au monde, produit un peu plus de 10 millions de barils par jour.
Les investissements en or ont baissé de 5% en volume au premier trimestre 2026, selon le Conseil mondial de l'or (CMO), bousculés par la guerre au Moyen-Orient qui a déclenché d'importantes ventes du métal précieux au mois de mars.
L'or a connu un avant et un après suite aux frappes israélo-américaines sur l'Iran, le 28 février. De façon contre-intuitive, le conflit a réduit la demande des investisseurs dans le métal jaune, éclipsant son rôle traditionnel de valeur refuge.
Sur les ETF (des actifs d'investissement qui répliquent la performance de l'or), "d'importants flux sortants en mars ont annulé une grande partie des flux entrants de janvier et février", indique le CMO dans son rapport trimestriel sur la demande d'or.
Selon cette organisation de promotion et de régulation du marché aurifère, ce serait surtout lié aux "fonds nord-américains" qui ont connu "une brusque inversion de tendance en mars".
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.
Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.
Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'il est d'usage que certains d'entre eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.
"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".
Donald Trump a affirmé, mardi soir, lors d'un banquet à la Maison Blanche en présence du roi Charles III, que les Etats-Unis avaient "vaincu militairement" l'Iran.
"Nous avons vaincu militairement cet adversaire particulier, et nous ne laisserons jamais cet adversaire (...) posséder une arme nucléaire", a déclaré au sujet de l'Iran le président américain lors de l'ouverture du banquet, affirmant que, sur ce point, "Charles est encore plus d'accord avec moi que je ne le suis".
Huit personnes, dont trois secouristes de la Défense civile, ont été tuées mardi par des frappes israéliennes sur le sud du Liban, où Israël a par ailleurs annoncé avoir détruit un tunnel du Hezbollah menaçant le nord de son territoire.
Cinq des personnes tuées l'ont été lors de frappes israéliennes sur un immeuble dans la localité de Majdal Zoun, puis pendant l'opération de secours menée conjointement sur le site par des soldats et des secouristes, selon les autorités.
La Défense civile a indiqué que ses trois membres étaient morts à Majdal Zoun "sous les décombres" après la frappe israélienne sur un immeuble. L'armée a, elle, fait état de deux soldats blessés.