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Face au problème de financement des partis politique, Yael Braun-Pivet plaide pour «la création d'une banque de la démocratie»

Yaël Braun-Pivet était l'invitée d'Europe 1, ce mardi 28 avril. [Europe 1]

Le financement des partis politiques devient un sujet pour la campagne de l'élection présidentielle 2027. Le Rassemblement national, pour exemple, se voit refuser des crédits par les banques françaises. Invitée de La Grande interview d'Europe 1-Cnews ce mardi 28 avril, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, souhaite une "banque de la démocratie".

À chaque élection présidentielle, le sujet devient brûlant. Pour mobiliser les électeurs, les partis politiques doivent réunir plusieurs millions d'euros. Mais même les plus gros se heurtent au refus des banques. Le Rassemblement national, lui, est toujours "en train de rechercher un établissement bancaire" a déclaré Jordan Bardella sur Europe 1-Cnews, la semaine dernière.

De son côté, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, veut pleinement s'emparer du sujet.

"Les banques doivent faire leur travail"

"J'avais fait un rapport avec Philippe Gosselin, député des Républicains et donc j'avais auditionné l'ensemble des trésoriers des partis politiques. Et tous nous avaient dit qu'ils avaient des problèmes de financement, pas que le RN, notamment pour les élections les plus locales", a-t-elle assuré.

Celle qui est également députée Ensemble pour la République estime qu'il s'agit-là d'un "problème démocratique". "Quand vous ne pouvez pas financer votre campagne, quand vous ne pouvez pas assurer votre permanence parlementaire, parce que les assurances refusent d'assurer les permanences, parce que parfois il y a un peu d'agitation devant, c'est la démocratie qui est en jeu."

Face à cette problématique, Yaël Braun-Pivet dit vouloir "plaider pour la création d'une banque de la démocratie pour qu'il n'y ait pas de difficulté de financement". 

"Je suis favorable à ce que chaque parti puisse se financer sur le territoire national. Les banques doivent faire leur travail, c'est leur travail de financer la vie politique, comme c'est le travail des assurances de financé les permanences parlementaires. Chacun a un rôle à jouer pour la sauvegarde de notre démocratie", a-t-elle conclu.