L'armée israélienne, qui combat le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.
"Avertissement urgent aux résidents du Liban se trouvant dans les villages et localités suivants", a indiqué sur X le porte-parole en arabe de l'armée israélienne, Avichay Adraee, énumérant une liste de 17 villages. Les habitants sont appelés à "évacuer immédiatement" leurs maisons et se diriger vers le "district de Saïda".
Durant la cérémonie d'hommage à Anicet Girardin, la ministre des Armées Catherine Vautrin et le chef d'état-major de l'armée de Terre, Pierre Schill, ont remis tous deux la Légion d'honneur à titre posthume au sergent mort au Liban durant une opération auprès de la Finul.
Lors de la cérémonie annuelle de remise de distinctions, lundi, David Barnea, directeur des services de renseignements extérieurs, a affirmé que les opérations récompensées ont permis à l'organisation de "repousser les limites au Liban et en Iran", selon un communiqué publié mardi par le service de presse du gouvernement.
"Nous avons acquis des renseignements stratégiques et tactiques au cœur même des secrets de l’ennemi", a affirmé David Barnea, en ajoutant que le Mossad a "démontré de nouvelles capacités opérationnelles révolutionnaires dans les pays ciblés".
Un étroite collaboration avec l'armée israélienne est, selon lui, au coeur des opérations menées cette année, y compris lors de frappes pour la "neutralisation de hauts responsables au cœur de Téhéran".
Une des opérations récompensées a inclus, selon le communiqué, des modus operandi incluant "des agents sur le terrain (...) permettant une infiltration clandestine en profondeur au cœur de Téhéran".
Durant la cérémonie d'hommage au sergent Anicet Girardin, second soldat tué au Liban dans une embuscade du Hezbollah, la ministre des Armées Catherine Vautrin a rendu hommage à un homme "mort pour la France".
[🔴 Direct] Suivez en direct la cérémonie d'hommage national au sergent Anicet Girardin présidée par @cavautrin et @CEMAT_FR. @armeedeTerre@132RIC
https://t.co/S5Ow5lKRq7— Ministère des Armées et des Anciens combattants (@Armees_Gouv) April 28, 2026
"Aujourd'hui, la nation s'incline devant le sergent Anicet Girardin du 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes mort pour la France au Liban", a-t-elle déclaré.
"Ses chefs reconnaissaient son sérieux, ses pairs estimaient sa compétence et ses subordonnés suivaient son exemple", a-t-elle ajouté.
La cérémonie d'hommage national au sergent Anicet Girardin, deuxième soldat français tué au sud du Liban après une embuscade attribuée au Hezbollah, a commencé à Suippes, dans la Marne.
L’Iran a déclaré que les États-Unis n’étaient plus en mesure de "dicter leur politique" à d'autres pays, alors que Washington examine une nouvelle proposition de Téhéran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
"Les États-Unis ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, cité par la télévision d’État. Washington doit renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles", a-t-il ajouté.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a assuré ce matin qu'il n'y avait "aucun risque de pénurie" sur les carburants en France.
"Ce matin, environ 4% des stations-services ont une difficulté sur au moins un carburant. Cela correspond à la norme en temps de paix", a-t-elle indiqué auprès de franceinfo.
"Il n'y a (...) aucun risque de pénurie sur l'essence, aucun risque de pénurie sur le diesel, aucun risque de pénurie sur le kérosène pour les semaines à venir", a-t-elle également martelé.
Face au blocage du détroit d'Ormuz, l'Iran se retrouve confronté à un problème de taille : le stockage des barils contenant le pétrole issu de ses propres puits.
Et comme la circulation maritime est coupée, le régime doit user de tous les moyens pour arriver à conserver ses barils sans fermer les puits.
Selon le Wall Street Journal, l'Iran utilise désormais des conteneurs et du "stockage poubelle", en l'occurrence des réservoirs désaffectés en mauvais état, ou encore le rail.
Toutefois, ces stratégies ne peuvent subsister que quelques jours, ce qui pourrait mettre en difficulté les Gardiens de la Révolution dans leur stratégie de résistance économique.
La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a estimé que la guerre au Moyen-Orient avait eu un "impact disproportionné" sur la région Asie-Pacifique, et promis de travailler en étroite collaboration avec le Japon pour "faire face aux perturbations planétaires".
Mme Wong s'exprimait lors d'une visite à Tokyo, quelques jours avant un voyage de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi en Australie et au Vietnam, du 1er au 5 mai.
Ce voyage de la dirigeante japonaise s'inscrit dans les efforts visant à renforcer la sécurité économique du pays et à garantir "un approvisionnement stable en énergie" ainsi qu'en minerais critiques, a expliqué mardi le principal porte-parole du gouvernement, Minoru Kihara.
Lors de son séjour à Tokyo, Penny Wong a rencontré son homologue Toshimitsu Motegi et salué des chaînes d'approvisionnement "étroitement interconnectées" entre les deux pays, grâce auxquelles l'Australie a reçu du carburant en provenance du Japon.
Une nouvelle proposition iranienne est "en cours d'examen", a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, après des informations de presse selon lesquelles Téhéran a fait une nouvelle offre via les médiateurs pakistanais.
Les tentatives de relance des discussions sur un arrêt durable des hostilités et la réouverture du détroit d'Ormuz - ébauchées il y a plus de deux semaines au Pakistan - ont jusqu'à présent échoué face à la fermeté affichée par les deux camps, bien qu'un cessez-le-feu soit en vigueur depuis bientôt trois semaines.
Avant la guerre, quelque 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux passait par le détroit, désormais soumis à un double blocus iranien et américain qui fait flamber les cours.
Le retour de la sécurité et la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano-israélienne, a déclaré l'ambassadeur iranien aux Nations unies.
"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans la région au sens large ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi que la double menace des roquettes et drones du Hezbollah pro-iranien imposait la poursuite de l'action militaire au Liban.
Le ministère libanais de la Santé a annoncé que des frappes israéliennes menées sur le sud du pays ont tué quatre personnes, dont une femme et fait 51 blessés, dont trois enfants, malgré le cessez-le-feu conclu entre Israël et le Liban.
Selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres du ministère de la Santé, les frappes israéliennes ont tué au moins 40 personnes au Liban depuis le début de la trêve fragile le 17 avril.
Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot a estimé que l'Iran devait faire des "concessions majeures" dans les pourparlers de paix en vue de mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.
"ll n'y aura pas de solution durable à cette crise sans que le régime iranien ne consente à des concessions majeures et un changement radical de posture", a-t-il déclaré lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.
Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a affirmé lundi que le Hezbollah allait conduire le Liban à la catastrophe, après l'opposition du chef de ce mouvement pro-iranien aux négociations directes entre le Liban et Israël.
"Naïm Qassem joue avec le feu, et ce feu brûlera le Hezbollah et tout le Liban (...). Si le gouvernement libanais continue de se réfugier sous l'aile de l'organisation terroriste Hezbollah, un feu éclatera et brûlera les cèdres du Liban", a déclaré M. Katz à l'envoyée de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert, selon un communiqué publié par son bureau.
Le chef de l'agence maritime de l'ONU a réaffirmé lundi qu'il n'existait "aucune base légale" pour un droit de passage dans le détroit d'Ormuz, que l'Iran dit vouloir instaurer.
"Il n'existe aucun fondement juridique pour l'introduction d'aucune taxe, d'aucun droit de douane ou d'aucun frais sur les détroits utilisés pour la navigation internationale", a déclaré le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez.
Lors de ses discussions avec Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg, M. Araghchi a estimé que depuis la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël, "le monde a désormais compris la véritable puissance de l'Iran", et qu'"il est devenu évident que la République islamique est un système stable, robuste et puissant".
Il a ajouté que la Russie était solidaire de l'Iran, et que les deux pays allaient poursuivre leur "partenariat stratégique", selon la même source.