Le ministère libanais de la Santé a annoncé que des frappes israéliennes sur le sud du pays avaient fait 14 morts dimanche, malgré la récente prolongation d'un cessez-le-feu.
Deux femmes et deux enfants figurent parmi les tués, a précisé le ministère dans un communiqué, ajoutant que 37 autres personnes avaient été blessées.
L'armée israélienne a annoncé dimanche qu'un soldat avait été tué dans le sud du Liban, où un fragile cessez-le-feu avec le Hezbollah pro-iranien est en vigueur depuis le 17 avril.
Le sergent Idan Fooks, 19 ans a été tué dans un "incident" durant lequel un officier et cinq autre soldats ont été blessés, selon un communiqué militaire.
Selon les termes de la trêve, récemment prolongée, Israël se réserve le droit de répondre à des "attaques planifiées, imminentes ou en cours" et mène presque chaque jour des frappes contre des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, rencontrera Vladimir Poutine à Moscou lundi, lors d'une visite où il fera le point sur les tractations de paix en cours au Moyen-Orient, a indiqué dimanche l'agence de presse Isna, citant l'ambassadeur iranien en Russie.
Lors de sa visite prévue dans la capitale russe, dans le cadre d'une tournée engagée vendredi à Islamabad, M. Araghchi discutera avec "les responsables russes de la situation la plus récente des négociations, du cessez-le-feu et des développements liés, et présentera un rapport sur ces négociations aux responsables russes", a ajouté l'agence iranienne.
Le Hezbollah a déclaré dimanche qu'il continuerait à riposter aux "violations" du cessez-le-feu par Israël, rejetant les accusations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon lesquelles le mouvement pro-iranien mettait en péril la trêve.
Dans un communiqué, le Hezbollah a jugé que ses attaques contre des cibles israéliennes au Liban et en Israël étaient une "riposte légitime aux violations continues du cessez-le-feu par l'ennemi depuis le premier jour de l'annonce de la trêve temporaire".
Ces violations "se heurteront à une riposte et à une résistance" du Hezbollah "prêt à défendre son territoire et son peuple", ajoute le communiqué.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, est revenu dimanche à Islamabad, a indiqué l'agence officielle iranienne Irna, dans le cadre des tractations en cours pour relancer des négociations visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
M. Araghchi - qui avait quitté samedi Islamabad pour un déplacement à Oman - transmettra auprès de ses interlocuteurs pakistanais, dont le pays est le principal médiateur entre Téhéran et Washington, les "positions et points de vue de l'Iran sur le cadre de tout accord" avait auparavant indiqué Isna, une autre agence iranienne.
Un média d'Etat libanais a indiqué que l'armée israélienne avait commencé à frapper le sud du pays dimanche, après avoir émis un avertissement d'évacuation pour sept localités, malgré un cessez-le-feu avec le Hezbollah pro-iranien.
"Des avions de guerre israéliens ont mené une frappe" à Kfar Tibnit, l'une des localités visées par l'avertissement israélien, a rapporté l'agence de presse libanaise Ani, ajoutant que des informations faisaient état de victimes.
Selon les termes du cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril, Israël se réserve le droit de continuer à prendre pour cible le Hezbollah.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé dimanche que le Hezbollah démantèle la trêve en vigueur entre le groupe pro-iranien et Israël.
"Il faut comprendre que les violations du Hezbollah démantèlent de fait le cessez-le-feu", a-t-il affirmé dans une vidéo diffusée à l'occasion du conseil des ministres hebdomadaire. "Nous ferons ce qui est nécessaire pour rétablir la sécurité", a-t-il martelé.
L'armée israélienne a lancé dimanche un appel d'évacuation aux habitants de sept villages du sud du Liban avant des frappes.
"Alerte urgente aux habitants des régions de Mifdoun, Shaqra, Yahmar al-Shaqif, Arnoun, Zawtar El-Charkiyeh, Zawtar El-Gharbiyeh et Kfar Tibnit", a indiqué l'armée dans un communiqué publié sur son compte X en arabe.
"Les violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah obligent Tsahal à agir", a-t-elle ajouté, exhortant les habitants à s'éloigner d'au moins un kilomètre des zones désignées, sous peine de danger.
Le chef de la diplomatie iranienne est de nouveau attendu dimanche à Islamabad, entretenant les espoirs d'une reprise du dialogue pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient malgré l'annulation du déplacement des émissaires de Donald Trump.
Le président américain a laissé la porte ouverte à de nouvelles discussions et assuré avoir déjà reçu des propositions améliorées de Téhéran après avoir renoncé in extremis à envoyer ses négociateurs dans la capitale pakistanaise.
Des premières discussions irano-américaines s'y étaient tenues il y a deux semaines après la mise en place d'un cessez-le-feu. Mais malgré la crainte d'une reprise du conflit qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale, toutes les tentatives de les poursuivre ont pour l'instant échoué face à la fermeté affichée par Washington et Téhéran.
Donald Trump a assuré samedi soir que les coups de feu tirés au gala de la presse à Washington ne le feraient pas renoncer à la guerre contre l'Iran, même s'il pense que l'incident est sans rapport avec la crise internationale.
"Cela ne va pas me faire renoncer à gagner la guerre en Iran", a déclaré le président américain devant la presse, quelques heures après les tirs au dîner de l'Association des correspondants accrédités à la Maison Blanche, où il a été évacué de la tribune.
"Je ne sais pas si cela avait quelque chose à voir avec ça, je ne pense vraiment pas, sur la base de ce que nous savons", a-t-il ajouté.
Quelques minutes plus tôt, il avait répondu "on ne sait jamais" comme on lui demandait s'il pensait que les tirs étaient liés à la guerre en Iran, qu'il a déclenchée le 28 février de concert avec Israël.