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Rapport sur l’audiovisuel public : Charles Alloncle dénonce les fuites partisanes

"La manœuvre de certains députés et médias complaisants est grossière", regrette Charles Alloncle sur ses réseaux sociaux. [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

À la veille d’un vote crucial, des fuites autour du rapport sur l’audiovisuel public attisent les tensions à l’Assemblée nationale. Son rapporteur, Charles Alloncle, dénonce des "fake news" et accuse certains élus de tenter de discréditer ses conclusions.

Une ambiance électrique à la veille du vote des députés, à la suite de la publication — ou non, d'ailleurs — du rapport de la commission d'enquête sur la neutralité de l'audiovisuel public. Et pour cause, plusieurs mesures phares du rapport ont d'ores et déjà fuité. Un scandale pour son rapporteur, Charles Alloncle, qui pointe du doigt la diffusion de fake news.

Une manœuvre "grossière"

Malgré une obligation de confidentialité totale, et la mise en place de règles strictes de consultation du texte dans une salle spécifique de l'Assemblée nationale, le secret n'aura pas tenu plus de 24 heures. Révision du budget annuel de France Télévisions et de Radio France, transformation du mode de désignation des dirigeants des médias publics, proposition de fusionner France 24 et France Info… Dévoilées par voie de presse, ces mesures divisent d'ores et déjà.

"La manœuvre de certains députés et médias complaisants est grossière", regrette Charles Alloncle sur ses réseaux sociaux, qui accuse ces élus de vouloir discréditer le rapport en diffusant des fake news.

Objet d'attaques virulentes depuis le début de la commission d'enquête, le député UDR interpelle désormais la présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, et réclame un rappel à l'ordre. De son côté, le président de la commission d'enquête, Jérémie Patrier-Leitus, se contente d'appeler au respect absolu des règles.

Il faut dire que ces fuites pourraient influencer le vote des élus à deux jours d'un scrutin crucial. Puisque, si le rapport n'était pas publié, l'intégralité des travaux de la commission, y compris les vidéos des auditions, serait supprimée.