À la frontière belge, de nombreux automobilistes français font le détour pour remplir leur réservoir à moindre coût. Malgré les files d’attente et l’affluence dans les stations-service, les économies réalisées restent significatives face aux prix élevés en France.
Un week-end chargé sur les routes avec la fin des vacances pour la zone B. Sur le retour, les automobilistes s’arrêteront sans doute faire le plein, résignés face à la hausse des prix du carburant. Seule consolation pour ceux qui habitent à côté de la Belgique.
Ces derniers sont d’ailleurs très nombreux à traverser la frontière pour avoir de l’essence moins chère. Pour l’occasion, Europe 1 s’est rendue à Hertain pour rencontrer les automobilistes français.
"Quand c’est le week-end, c’est la folie"
De longues files de voitures avec des plaques d’immatriculation françaises devant cette station-service. Une affluence habituelle, explique Bénédicte, qui vient de faire le plein. "Il y a des horaires où on ne peut pas venir, tellement il y a de monde. Quand c’est le week-end, c’est la folie, il n’y a que trois pompes ici", déplore-t-elle.
Avec un prix du diesel sous la barre des 2 euros, cela ravit les frontaliers comme Christophe. "Merci les Belges. On est à 1,96 €. Là, je reviens de chez mes parents qui habitent à côté d’une station Total. Elle était à 2,19 €. Donc ça fait 20 centimes quasiment. Donc c’est énorme", constate l’automobiliste.
L’État fixe les prix en Belgique et non les distributeurs comme en France. Des petites économies indispensables. "C’est un budget et il faut vraiment essayer de minimiser tout ça", reconnaît cet usager. Mais on aimerait rapidement un apaisement au Moyen-Orient, soulignent ces automobilistes français, obligés de faire de petits détours par la Belgique pour trouver de l’essence moins chère.