Dans "Eliot Deval et vous", Benoît Perrin évoque "le paradoxe français" créé par les charges sociales qui mécontentent aussi bien les employeurs que les salariés. Avec un taux de charges de 50%, la France est nettement au-dessus des autres pays de l'OCDE.
Une situation qui ne satisfait personne. Alors que la confiance des ménages est au plus bas depuis le début de la guerre en Ukraine, selon des chiffres de l'INSEE publiés ce vendredi, Benoît Perrin revient sur "un vrai paradoxe français qui fait ressentir une injustice criante".
"L'écart énorme" entre le super brut et le net
"Quand vous parlez à des chefs d'entreprise, ils vous disent que les salariés coûtent cher. Donc ils ont le sentiment de devoir beaucoup piocher dans leur trésorerie pour payer les salariés. Et de l'autre côté, quand vous parlez aux salariés, ils ont l'impression d'être mal payés. Et quel est le coupable en quelque sorte de ce paradoxe ? Ce sont les charges sociales."
Le directeur général de Contribuables Associés rappelle dans Eliot Deval et vous par ailleurs que "l'écart énorme" qui existe en France "entre le super brut, ce que vous coûtez à votre employeur, et ce que touche le salarié. On est proche des 50%. C'est-à-dire que quand vous coûtez 100 euros à votre employeur, vous n'en touchez en quelque sorte que 50 euros." Une somme à prendre en compte "avant impôt sur le revenu". Et la nuance est de taille au sein du pays champion du monde des impôts.
Et si l'on se compare avec les autres pays de l'OCDE, la différence saute aux yeux. "On est à 50% de charges sociales d'une manière générale, alors que dans les pays de l'OCDE, on est plutôt aux alentours de 35% de charges."
Concrètement, "dans les pays étrangers, les salariés ont moins de cotisations et donc du coup au final, ont plus à la fin du mois".