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Allergies à l'arachide : ce patch révolutionnaire qui pourrait simplifier le traitement

Aujourd'hui, plusieurs journées d'hospitalisation sont nécessaires pour parvenir à cette désensibilisation. [Quentin Top / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Un patch cutané a été mis au point par des chercheurs, à destination des personnes souffrant d'allergie à l'arachide. Une innovation qui pourrait changer la vie des patients, et qui est porteuse d'espoir pour d'autres types d'allergie.

C'est une petite révolution en vue pour toutes les personnes allergiques à l’arachide, une légumineuse que l'on trouve dans l’alimentation, les médicaments et dans la cosmétique. Des chercheurs ont conçu un patch à mettre sur la peau qui doit permettre une désensibilisation. Trois millions de personnes souffrent d’allergies alimentaires en France.

Aujourd'hui, plusieurs journées d'hospitalisation sont nécessaires pour parvenir à cette désensibilisation. Toutes les deux à trois semaines, les patients reviennent pour tester leur seuil de résistance aux allergènes.

Cela peut durer plusieurs mois, voire des années. Le protocole consiste ensuite à ingérer tous les jours, pour le reste de sa vie, une ou plusieurs cacahuètes, de quoi entraîner un dégout chez certains.

"Il n'y aura pas les hospitalisations, ni le degoût"

En revanche, il n'y a pas de risque d'écœurement avec le patch, qui diffuse des micro-doses d'arachide à travers la peau. "Cela évite tous les jours d'avaler de l'arachide", souligne Julien Cottet, vice-président de la Société française d'allergologie.

"Il n'y aura pas les hospitalisations, ni le degoût. Surtout, cela permet d'élargir le spectre de patients, pour les enfants notamment, parce que c'est plus facile pour un enfant de se coller un patch que d'ingérer tous les jours de la cacahuète", poursuit-il.

Cette innovation est porteuse d'espoir. Le patch pourrait être décliné pour toutes les autres allergies alimentaires ou respiratoires. Le patch à l'arachide pourrait être commercialisé d'ici quelques mois si les dernières études cliniques confirment l'efficacité du traitement.