L'ancien Premier ministre Manuel Valls était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce vendredi. Au micro d'Europe 1, l'ancien chef du gouvernement regrette que "l'Europe et la France soient très loin de pouvoir peser" dans la guerre en Iran.
La guerre au Moyen-Orient connaît un premier ralentissement. Après la mise en place d'un cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis, une trêve se met en place entre Israël et le Liban.
Et ces dernières heures, le président américain l'assure : un accord est très proche entre Washington et Téhéran. Invité ce vendredi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, l'ancien Premier ministre Manuel Valls regrette que "l'Europe et la France soient très loin de pouvoir peser" dans la guerre en Iran.
"Je me méfie de toutes les déclarations de Donald Trump", précise-t-il face à Romain Desarbres, alors que le locataire de la Maison Blanche a souvent soufflé le chaud et le froid à chaque déclaration ces dernières semaines.
Un régime iranien "profondément affaiblit"
"J'espère que le régime des Mollahs s'effondra, même si c'est extrêmement difficile", poursuit Manuel Valls. "Cette guerre a profondément affaibli le régime et j'espère qu'on pourra progressivement aller jusqu'au bout".
Un détail reste décisif pour le monde entier : le détroit d'Ormuz. Alors qu'une vidéoconférence réunissant une trentaine de pays a lieu ce vendredi à Paris, "je constate que la France et l'Europe sont très loin de pouvoir peser dans ce conflit", termine-t-il, assurant que la guerre en Iran "est aussi, d'une manière, notre guerre".