Max Boublil, l’éternel gamin, se livre sans filtre dans "Culture Médias" sur Europe 1. Entre ses rôles cultes, comme dans "La vérité si je mens ! 3" et "Les Gamins", et ses regrets sur "Play", il révèle aussi des anecdotes inédites sur l’écriture et la réalisation de ses films.
Garder son âme d'enfant. Invité dans Culture Médias, Max Boublil est revenu sur son parcours, ses rêves de jeunesse, mais aussi ses débuts dans le milieu du cinéma, ses succès, et ses regrets. Une véritable mise à nu pour l'artiste, qui a su partager ses réflexions sincères sur son métier et ses œuvres, notamment sur son documentaire Max Boublil l’éternel gamin, où il se confie sans filtre.
Max Boublil a beau être un homme de 45 ans, il demeure, aux yeux de beaucoup, un "gamin éternel". L’humoriste et acteur s’est souvent décrit comme un rêveur, un enfant qui n’a jamais vraiment grandi, ni dans sa tête, ni dans son approche de la comédie.
Max Boublil, l'enfant du cinéma
Max Boublil l’éternel gamin, son documentaire, est l'occasion pour lui de revenir sur ses années de rêve, sur son évolution professionnelle. Max Boublil, c'est avant tout un enfant du cinéma, un passionné de films.
Si son nom est désormais incontournable, il faut bien admettre que ses premiers pas ont été marqués par des échecs cuisants. Mais ses échecs lui ont, au contraire, permis de se réinventer.
L'une des périodes marquantes de sa carrière reste son apparition dans le film La vérité si je mens ! 3. Son rôle a été l’un des pivots de sa carrière, un film qui a lancé sa reconnaissance auprès du grand public. Mais Max Boublil ne s’arrête pas là. Il enchaîne ensuite avec des films comme Prêt à tout, où il continue de s’affirmer dans un registre comique.
Un César du meilleur scénario manqué ?
Toutefois, l’un de ses films qui aurait mérité plus de reconnaissance, selon lui, reste Play, un film audacieux mais qui, malgré ses qualités, n'a pas rencontré le succès qu’il méritait en salles. Max Boublil a exprimé son regret concernant un film qui, à ses yeux, aurait mérité d’être plus célébré. "Le film Play aurait mérité au moins le César du meilleur scénario", explique-t-il avec une sincérité désarmante.
Il raconte que la construction du film n’a pas été facile, en raison de la complexité de l'écriture du scénario. "On a commencé à l'écrire et à se prendre la tête sur l'écriture parce qu’il y avait une espèce de grammaire très complexe. À chaque fois, il fallait une raison pour ouvrir la caméra, et tout ça… c’était vraiment compliqué à écrire", se souvient-il.
Cependant, il reconnaît que malgré la réception froide au box-office, le film a trouvé son public par la suite, à la fois sur les plateformes de streaming. "Quand on a tourné le film, je l’ai toujours appelé le film de caméraman, mais quand je l’ai vu pour la première fois, j’ai dit : 'c’est le meilleur film que tu feras jamais'".
Max Boublil semble convaincu que ce film a été sous-estimé à sa sortie, mais il garde une conviction inébranlable sur sa valeur. "Ça aurait mérité un César, franchement."