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Violences dans le périscolaire : face au scandale, le préfet des Hauts-de-Seine annonce des mesures fortes

Le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère. [Thomas SAMSON / AFP]

Le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, a annoncé une série de mesures concernant le scandale des abus sexuels dans le périscolaire. Désormais, toute personne suspectée sera automatiquement suspendue à titre conservatoire.

"Il faut une réponse forte aux violences dans le périscolaire". Tels sont les mots du préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, après une série de scandales qui ont touché le périscolaire à Paris. Le représentant de l'État s'est emparé de la question des violences notamment sexuelles sur les jeunes enfants tout en annonçant des mesures fortes.

La première d'entre elle : toute suspicion entraînera désormais une suspension de la personne visée. "J’ai pris la décision de suspendre systématique, à titre provisoire, tout individu qui serait l’objet d’un signalement de violences ou d’abus sexuels sur mineur le temps que l’enquête administrative permette de tirer des conclusions définitives", a-t-il ainsi déclaré.

Plus de transparence

Alexandre Brugère n’oublie pas le rôle des maires et leur rappelle leurs obligations : à chaque recrutement, les municipalités doivent vérifier que l’animateur ne dispose d’aucun casier judiciaire et n’est pas inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuels.

Le préfet veut aussi plus de transparence. Le département des Hauts-de-Seine communique désormais sur les signalements, qui sont au nombre de 45 depuis la rentrée scolaire, dont 15 pour des abus sexuels supposés.

Depuis un an, la liste insoutenable des victimes d’attouchements dans les établissements scolaires parisiens ne cesse de s’allonger. La mairie de Paris a suspendu 78 animateurs dont 31 pour suspicions de violences sexuelles depuis le début de l’année.