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«On a accoutumé les gens à la drogue de la dépense publique», juge David Lisnard

Le maire de Cannes David Lisnard, était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mercredi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il dénonce la dépense publique et l'Etat incapable d'arbitrer pour réduire les prix des carburants à la pompe.

Italie, Espagne, Suède... Plusieurs pays d'Europe ont fait le choix de baisser leurs taxes sur le carburant pour aider les automobilistes à faire face à la flambée des prix suite au blocage du détroit d'Ormuz, dans le cadre de la guerre en Iran. Mais contrairement à 2022, la France n'a pas fait ce choix-la cette année, la faute à des comptes dégradés. 

Des aides ciblées ont été mises en place mais à la pompe, les prix se sont envolés, dépassant les 2 euros pour le gazole comme pour le Sans-Plomb. 

Invité ce mardi matin de la Grande interview Europe 1-CNews, le maire de Cannes et candidat à l'élection présidentielle David Lisnard regrette que l'Etat n'ai pas su arbitrer dans ses dépenses pour pouvoir alléger la facture des automobilistes. 

"Je veux pas être celui qui ajoute une dose à la seringue"

"On raisonne toujours à l'envers. On est sous perfusion publique depuis des décennies et c'est cette rupture que je veux apporter, je pense être le seul à apporter. On infantilise les gens, on a accoutumé les gens à la drogue de la dépense publique, aux aides et moi je veux pas être celui qui ajoute une dose à la seringue", explique-t-il face à Laurence Ferrari. 

Et donc, "cette crise révèle que le roi est nu. C'est-à-dire que quand il faut aider les Français, on ne peut pas le faire, parce que la France est surendettée", insiste-t-il. "Elle est surendettée parce qu'elle est surfiscalisée et qu'elle est surburocratisée et qu'on sous-produit. Si vous voulez que l'employé de la boulangerie, que l'ouvrier de l'usine, que le commerçant, l'artisan, gagnent leur vie correctement, il faut mettre un terme à ce qui ne fonctionne plus, c'est-à-dire à notre système d'État-providence. Et on ne réglera pas les problèmes de pouvoir d'achat en ajoutant des causes aux problèmes de la dépense publique", conclut-il.