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Guerre au Moyen-Orient : quelles sont les prochaines cibles des États-Unis ?

Le président américain a finalement repoussé son ultimatum initial et accorde désormais jusqu'à mardi soir à Téhéran pour débloquer le détroit d'Ormuz [© Alex Brandon / POOL / AFP]

Le 38e jour du conflit au Moyen-Orient s'ouvre sur une montée des tensions. L'Iran menace de représailles massives face aux États-Unis et à Israël. Donald Trump prolonge son ultimatum sur le détroit d'Ormuz, tout en laissant la porte ouverte à des négociations.

Le conflit au Moyen-Orient entre dans son 38e jour dans un climat toujours plus tendu. L'Iran a averti qu'il riposterait de manière "dévastatrice" en cas de nouvelles frappes américaines ou israéliennes.

Une réponse directe aux déclarations de Donald Trump, qui a multiplié les menaces sur ses réseaux sociaux. Le président américain a finalement repoussé son ultimatum initial et accorde désormais jusqu'à mardi soir à Téhéran pour débloquer le détroit d'Ormuz, point stratégique du commerce mondial.

Des cibles stratégiques dans le viseur

Selon plusieurs sources, Washington envisage de frapper en priorité les infrastructures clés iraniennes, notamment les ponts et les centrales électriques.

Certaines de ces installations sont situées sur les rives du Golfe, à portée immédiate de la flotte américaine. De telles frappes pourraient fragiliser considérablement le régime iranien. Mais elles comportent aussi des risques majeurs pour la population civile, déjà affectée par le conflit.

Le risque d’un effet contre-productif

Le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU, met en garde contre une escalade incontrôlée.

"On a l’impression qu'on part vers une escalade. Je crois qu'il faut faire attention. Si on veut avoir un soulèvement intérieur en Iran, il ne faut pas trop frapper la population iranienne. Donc faire attention au type de ciblage qu'il va y avoir dans les jours qui viennent".

Une porte laissée ouverte aux négociations

Malgré la fermeté affichée, Donald Trump continue de privilégier une issue diplomatique. Il a assuré garantir l'immunité aux négociateurs iraniens et dit espérer un accord rapide avec Téhéran.

Pour l’heure, l'Iran refuse toute négociation directe avec Washington. En parallèle, les efforts diplomatiques se poursuivent. 

Le sultanat d'Oman intensifie ses échanges avec Téhéran afin de favoriser un cessez-le-feu et obtenir la réouverture du détroit d'Ormuz, axe maritime essentiel pour l'économie mondiale.