Une information judiciaire a été ouverte par le tribunal judiciaire de Melun, ce samedi 4 avril, pour enlèvement et séquestration, deux ans après la disparition de Clément Besneville au Maroc, il avait 29 ans.
Deux ans après la mystérieuse disparition de Clément Besneville, alors âgé de 29 ans, au Maroc, une information judiciaire a été ouverte pour enlèvement et séquestration, a indiqué samedi le procureur de la République de Melun Jean-Michel Bourlès à l'AFP.
Les parents sont "terriblement angoissés"
"Cela fait suite à un dépôt de plainte des parents auprès de la doyenne des juges d'instruction du tribunal de Melun", indique-t-il. "Que la justice française continue de s'intéresser à nous, c'est bien", a indiqué par téléphone le père de Clément, Didier Besneville, à l'AFP.
"Ça fait deux ans que notre gamin (a disparu)... On est terriblement angoissés, je ne sais plus quel mot employer", ajoute-t-il. Début 2024, Clément Besneville, qui possède aussi la nationalité espagnole, s'était installé dans un appartement proche de la mer à Rabat.
Disparu depuis le 10 avril 2024
Il projetait d'ouvrir une pizzeria et devait signer un bail le 15 avril mais peu avant, il cesse de donner signe de vie. Ses proches déclarent officiellement sa disparition le 25 avril à la gendarmerie de Cély-en-Bière, en Seine-et-Marne. Le dossier est alors transmis aux autorités françaises, puis marocaines.
Un commissaire de la brigade régionale de police judiciaire (BRPJ) à Rabat leur confirme que Clément a disparu aux alentours de 22H30 le 10 avril, et qu'une enquête est en cours. Dans son appartement, tous ses effets personnels ont été trouvés: papiers d'identité, ordinateur, téléphone, argent liquide, lunettes.
"Les pistes restent ouvertes" selon un cadre de la police marocaine
Les parents de Clément étaient à Rabat la semaine précédant l'ouverture de l'enquête, ont-ils indiqué à l'AFP.
"On a été reçus par un des cadres de la police qui nous a dit que l'enquête suivait son cours en nous disant que toutes les pistes restent ouvertes", ajoute son père.
En décembre 2025, une enquête du parquet antiterroriste (Pnat) avait également été ouverte.