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La Bourse de Paris entame la semaine avec prudence face à la guerre au Moyen-Orient

La Bourse de Paris évoluait avec prudence lundi matin, les investisseurs restant sur la défensive en l’absence de signes concrets de désescalade du conflit au Moyen-Orient. La flambée persistante des prix du pétrole continue d’alimenter les craintes d’un choc énergétique durable et pèse sur les marchés.

La Bourse de Paris évolue avec prudence lundi, faute de signaux concrets de désescalade dans la guerre au Moyen-Orient qui fait toujours grimper les prix du pétrole. Vers 09H30, le CAC 40 s'affichait à l'équilibre (-0,05%) à 7.696,21 points, en recul de 6,75 points. 

Plus de 10% de perte pour le CAC 40 en mars

Depuis le début du mois de mars, l'indice vedette parisien a perdu plus de 10%. "Le conflit au Moyen-Orient garde les investisseurs en état d'alerte", résume Matt Britzman, analyste actions chez Hargreaves Lansdown. Les investisseurs anticipent "désormais un choc énergétique qui ne sera ni rapide ni facilement réversible", selon John Plassard de Cité Gestion Private Bank.

La guerre, déclenchée il y a un mois par les frappes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a répliqué contre plusieurs pays de la région, ne donne en effet aucun signe d'apaisement.

Les prix du pétrole poursuivent leur flambée

L'armée israélienne a dit répondre lundi matin à une attaque de missiles venant d'Iran. Le ministère saoudien de la Défense a lui annoncé tôt lundi l'interception de cinq missiles balistiques qui se dirigeaient vers l'est du pays, sans préciser leur origine. Les prix du pétrole poursuivent leur flambée, en raison de la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, point stratégique pour l'approvisionnement mondial de l'or noir.

Le West Texas Intermediate (WTI), référence du brut aux Etats-Unis, qui a de nouveau franchi le seuil des 100 dollars, progressait de 1,94% à 101,57 dollars le baril. Le Brent de la mer du nord grimpait de son côté de 3,09% à 116,05 dollars. Avant le conflit, ils évoluaient autour des 60 dollars le baril.