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Guerre contre l'Iran, opération au Liban... L'armée israélienne, sur tous les fronts, manque de bras

[000_A4HG92G Auteur / Sourc]

Alors que la guerre contre l'Iran secoue la région, Israël poursuit également ses opérations au Liban et à Gaza. Mais, dans une telle configuration, l'armée de l'État hébreu manque cruellement de soldats, préviennent les généraux de Tsahal.

Presque deux mois après le début du conflit au Moyen-Orient, les États-Unis songent à envoyer 10.000 soldats supplémentaires dans la région. Une démonstration de force dont semble incapable Israël, engagé sur de nombreux fronts et qui manque désormais de soldats, indiquent les généraux de Tsahal. 

Le chef d'état-major n'a pas mâché ses mots. "L'armée risque de s'effondrer", a-t-il dit. Des propos tenus par le général Eyal Zamir au cours d'une réunion du cabinet restreint. En charge des questions de défense, il n'était pas censé être rendu public, mais une personnalité les a transmis aux médias, sans doute pour sensibiliser l'opinion. Le porte-parole de Tsahal n'a d'ailleurs pas démenti et il a ajouté que l'armée considérait qu'il lui manquait pas moins de 15.000 soldats, dont 8.000 combattants. 

Une prise de position sensible

Outre les opérations en Iran qui mobilisent essentiellement l'aviation, Tsahal agit également au sol. D'abord dans le sud du Liban, contre le Hezbollah. Des unités sont aussi déployées en territoire syrien et l'armée reste présente dans environ la moitié de la bande de Gaza, ainsi que dans l'essentiel de la Cisjordanie. 

Les déclarations du chef d'état-major ont une portée politique sensible. La décision du gouvernement de régulariser plusieurs implantations illégales en Cisjordanie implique que des soldats soient employés à leur protection. Et la question de l'exemption presque systématique du service militaire pour les jeunes ultra-orthodoxes n'a toujours pas été réglée.