Y a-t-il des négociations en cours entre les Etats-Unis et l'Iran, comme Donald Trump l'affirme depuis deux jours ? La question fait trembler les experts et les marchés, alors que le régime iranien réfute les propos du président américain. Pourtant, Donald Trump a repoussé son ultimatum fixé aux Gardiens de la révolution pour qu'ils débloquent le détroit d'Hormuz.
Une nouvelle volte-face du président américain qui sème le doute. Alors que les Etats-Unis affirment mener des négociations avec l'Iran pour mettre un terme à la guerre, la République islamique assure le contraire. Mais Donald Trump a repoussé l'ultimatum sur le détroit d'Ormuz en espérant que les discussions aboutissent.
"Aucune négociation en cours"
Donald Trump l'assure, son administration a pris contact avec la partie iranienne. Le président évoquait lundi ces discussions lors d'une conférence de presse. "Nous avons eu de très bonnes discussions, de très très bonnes discussions", a-t-il affirmé.
"Toute ma vie a été une négociation, mais avec l'Iran, cela fait longtemps que nous négocions et cette fois-ci, ils sont sérieux, et c'est uniquement grâce à l'excellent travail accompli par nos forces armées. Ils veulent trouver un accord et nous allons y parvenir, je l'espère", a-t-il conclu.
Washington parle de discussions avec un haut dirigeant iranien. Le nom de Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, est cité par plusieurs sources concordantes. Problème, le principal intéressé dément et assure sur X (ex-Twitter) "qu'aucune négociation n'a eu lieu avec les Etats-Unis". Il dénonce également "de fausses informations pour manipuler les marchés financiers et pétroliers."
Difficile donc de dire qui dit vrai, mais à en croire le bien informé New York Times, un processus de négociation, a bien lieu ces derniers jours, à un stade néanmoins moins avancé que ne le dit Trump. Les prémices peut-être d'une résolution diplomatique d'un conflit qui dure depuis 25 jours, alors même que les frappes se poursuivaient ce mardi matin entre l'Iran et Israël.