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Moyen-Orient : les industriels français en ordre de bataille face aux conséquences de la guerre

[Corinne Simon /Hans Lucas /Hans Lucas via AFP]

Hausse des prix des carburants, fret aérien et maritime perturbé… Face à la guerre au Moyen-Orient, les industriels français se sont réunis ce jeudi à Bercy pour tenter de rendre le tissu industriel hexagonal le plus résilient possible.

Face à la guerre au Moyen-Orient, les industriels français se sont réunis ce jeudi à Bercy. La réunion autour du ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, s'est déroulée sans panique mais avec une vigilance accrue envers certains secteurs très exposés, résume Fabrice Le Saché, vice-président du Medef.

"On peut parler de la chimie, il y a la verrerie aussi. Tout le secteur des transports et de la logistique est également très impacté par la guerre au Moyen-Orient, notamment à cause de la flambée du prix du pétrole", note-t-il au micro d'Europe 1. 

Comprendre "entreprise par entreprise"

"Aujourd’hui, on voit que les sociétés de transport ont des trésoreries très tendues, et donc c’est tout cela que l’on essaie de surveiller. On tente de comprendre, entreprise par entreprise, filière par filière", poursuit-il.

Et avec la hausse soudaine du prix du gaz, certaines entreprises ont déjà réagi, explique Alexandre Saubot, président de France Industrie, pour qui la situation reste encore tenable. "C’est une décision économique raisonnable de réduire sa production. Simplement, tant que beaucoup d’acteurs paient le prix du gaz à ce niveau, vous ne perdez pas de parts de marché."

Un scénario différent de la guerre en Ukraine

"Ce qui fait une grande différence avec les conséquences de la guerre en Ukraine, c’est qu’à l’époque, elles étaient surtout en Europe, et moins ailleurs dans le monde. Non seulement vous étiez fragilisés, mais en plus vous aviez en face des entreprises étrangères qui, elles, ne l’étaient pas et pouvaient vous prendre une partie de votre activité", ajoute Alexandre Saubot.

La durée du conflit inquiète les industriels, qui peuvent contenir les conséquences pendant quelques semaines. Mais si la crise s’inscrit dans la durée, sur plusieurs mois, les impacts pourraient être très lourds.