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«Des paroles, mais pas d’action» : agacés par la hausse des prix à la pompe, les automobilistes attendent toujours la baisse du carburant

Toujours plus de 2 euros le litre de diesel, et ce alors que les distributeurs avaient promis des baisses importantes, jusqu’à 30 centimes par litre. [Hl Fscheiber]

Frappes de l’Iran sur des installations énergétiques, pétrole en hausse et carburants toujours plus chers : malgré des promesses de baisse, les automobilistes français paient le prix fort. Colère et incompréhension dominent à la pompe.

L’Iran a ciblé des installations énergétiques dans la nuit de mercredi à jeudi dans plusieurs pays du Golfe et menace encore d’intensifier ses tirs. Conséquence : le pétrole s’envole à nouveau et atteint 111 dollars pour le baril de Brent, un niveau jamais vu depuis dix jours. En Italie, pour freiner l’envolée des prix du carburant, le gouvernement va réduire les taxes, ce qui devrait conduire à une baisse de 25 centimes par litre de gazole et d’essence.

En attendant, les automobilistes français continuent de payer la facture : toujours plus de 2 euros le litre de diesel, et ce alors que les distributeurs avaient promis des baisses importantes, jusqu’à 30 centimes par litre.

"C’est vraiment excessif"

Dans cette station-service près de Lille, où les prix affichent 2,08 euros le litre de diesel et 1,88 euro pour le sans-plomb 95, les automobilistes sont pris entre colère et dépit. Certaines enseignes s’étaient engagées à diminuer les prix, mais rien. Daniel en a assez de subir.

"C’est vraiment excessif. Et puis, en plus, on nous avait promis une baisse de 30 centimes, qu’on attend toujours. Quand il s’agit d’une hausse, c’est instantané. Et quand on nous parle de baisse, il y a toujours au moins une semaine ou quinze jours qui passent avant que ça commence à baisser légèrement. Je suis un petit peu agacé, franchement", s’insurge l’automobiliste.

"Un trop gros trou dans le budget"

À la pompe, juste à côté, Hélène ne fait pas le plein. Trop cher : elle en veut surtout aux distributeurs. "Des paroles, mais pas beaucoup d’action. Je vais mettre comme je mets d’habitude, mais je ne mettrai pas plus, je ne peux pas. Sinon, ça me fait un trop gros trou dans le budget. Ça me fait très mal", admet-elle.

"Il y a urgence à diminuer le prix des carburants", conclut-elle. Certains automobilistes interrogés dans cette station-service pensent de plus en plus à passer à l’électrique.