Face à des prix à la pompe qui ne diminuent pas dans l'Hexagone, certains Français préfèrent aller faire le plein dans les pays voisins. En Belgique, cela provoque des longues files d’automobilistes tricolores, au détriment parfois des locaux, qui s'impatientent.
Alors que TotalEnergies avait annoncé jeudi suspendre une partie de ses activités dans le Golfe, correspondant à 15% de sa production mondiale, et que le baril de Brent est toujours au-dessus des 100 dollars ce vendredi matin, les prix à la pompe vont avoir du mal à baisser.
"On est trop taxés en France"
Pour faire des économies, de plus en plus de Français vont faire le plein dans les pays voisins, comme en Belgique, à Hertain. "On est bien chez nos amis les Belges…C’est quasiment 15 centimes d’économies, voire 20, ça vaut tout à fait le coup", témoigne Joséphine, pistolet à la main dans une station-service.
"L’avantage d’être frontalier", ajoute Jean-Michel juste à côté, qui observe le prix au litre du diesel. "1,89, c’est quand même plus sympa qu’en France, par rapport à des endroits où c’est 2,15, 2,20 euros. Cela commence à piquer un peu ; on est trop taxés en France", ajoute-t-il.
En Belgique, c’est l’Etat qui fixe les prix maximum, et non les distributeurs comme en France. "Ici, le week-end, il y a un monde fou, des queues interminables, parce que tous les Français viennent", explique Jessica, qui préfère venir la semaine pour faire le plein, sans faire la queue.