L'agression avait eu lieu le 4 août 2023 au domicile de la jeune femme. Grièvement blessée, la victime avait été plongée dans le coma et subi une opération de six heures avant une hospitalisation de plusieurs semaines.
Le procès d'un homme de 21 ans s'est ouvert mercredi devant la cour d'assises de la Manche pour le viol avec torture à Cherbourg en 2023 d'une femme de 29 ans, dont le pronostic vital avait été un temps engagé. L'agression avait eu lieu le 4 août 2023 au domicile de la jeune femme. Grièvement blessée, la victime avait été plongée dans le coma et subi une opération de six heures avant une hospitalisation de plusieurs semaines.
L'accusé, déjà condamné notamment pour violences, s'est présenté dans le box habillé d'un polo violet, avant de confirmer son état civil : 21 ans, détenu, sans profession. Le huis clos a ensuite été prononcé, à la demande de la victime. Selon l'avocate de la jeune femme, Me Catherine Besson, il a été "très compliqué" pour sa cliente, dont la vie est "brisée", d'accepter de venir au procès pour faire face à l'accusé.
"Faits d'une grande violence"
Elle a également été "très éprouvée" par la forte médiatisation de l'affaire, qui avait suscité à l'époque des faits une vague d'indignation. En 2023, le procureur de Cherbourg Pierre-Yves Marot avait décrit des "faits d'une grande violence". La victime avait dénoncé aux enquêteurs un agresseur qu'elle " avait déjà vu" mais "ne connaissait pas ", selon lui.
Rapidement interpellé, le suspect, alors âgé de 18 ans, avait reconnu "laconiquement" les faits avant d'être mis en examen pour viol avec torture ou actes de barbarie, d'après le procureur. Son casier judiciaire faisait état de cinq condamnations par le tribunal pour enfants pour des faits de violences et d'atteinte aux biens et il était également visé par une enquête pour agression sexuelle sur sa sœur.
"Vrai moment de justice"
L'affaire avait également eu un écho politique. En septembre 2023, une trentaine d'individus rassemblés par un groupuscule d'extrême droite avaient manifesté devant le domicile de la mère du mis en examen. L'avocate de l'accusé, Me Kian Barakat, a estimé auprès de l'AFP attendre un "vrai moment de justice" de ce procès.
Il faut "prendre le temps de comprendre, avant de juger, qui sont les personnes et ce qui amène la bascule vers" le passage à l'acte de son client avec qui "une communication est possible", a-t-elle indiqué, estimant qu'il n'est "psychiquement qu'un enfant". Me Barakat a également souhaité "éviter les raccourcis et les clichés", regrettant la médiatisation "stigmatisante" de l'affaire par "l'extrême droite". L'accusé encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu jeudi.