À quelques jours du premier tour des élections municipales, l'issue à Marseille s’annonce plus incertaine que jamais. Si le maire sortant Benoît Payan est donné en tête, la forte progression du Rassemblement national et l’affaiblissement de la droite traditionnelle rebattent les cartes.
Le premier tour des élections municipales se tient ce dimanche 15 mars, avec un scrutin particulièrement intéressant à Marseille. Dans la cité phocéenne, le maire sortant Benoît Payan et sa coalition de gauche abordent l’échéance en position favorable, mais dans un contexte politique plus fragmenté que jamais.
Selon notre dernier sondage publié ce jour, l’édile marseillais serait toujours donné vainqueur d’une courte tête. La principale dynamique de cette campagne semble toutefois profiter au Rassemblement national.
La liste de Franck Alisio créditée de plus de 30% des intentions de vote
La liste menée par Franck Allisio est créditée de plus de 30% des intentions de vote ces dernières semaines, soit près de dix points de plus que le record du Front national dans la ville au premier tour, établi par Stéphane Ravier en 2014.
Une progression qui s’explique en partie par le profil plus consensuel d’Allisio, ancien cadre de l’UMP, capable de séduire une partie de l’électorat de droite traditionnelle. Face à lui, Martine Vassal peine à enrayer sa chute dans les enquêtes d’opinion.
La présidente du département et de la métropole est désormais donnée autour de 13%, un score impensable en début de campagne. Elle pourrait néanmoins jouer un rôle d’arbitre déterminant au second tour, tout comme Sébastien Delogu à gauche, qui la talonne dans les intentions de vote.
Dans ce contexte, l’hypothèse d’une quadrangulaire se précise. Si Benoît Payan reste régulièrement annoncé en tête au soir du premier tour, l’incertitude demeure totale quant aux alliances ou désistements. Une configuration qui pourrait offrir au RN une opportunité historique dans une ville où l’issue du scrutin s’annonce plus ouverte que jamais.